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 À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]

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Iuliana McGarden
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MessageSujet: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Sam 25 Sep - 22:04

Spik

La journée était, dans l’ensemble, une excellent journée. Iuliana avait put faire ses courses, son sport et s'occuper en grande partit de Spik. Le chien, à ce propos, bavait déjà sur sa série préférée. Iuliana pensait qu'une série dont le chien était un héros, calmait son animal. Elle était posé sur le rebord de la fenêtre, la pluie frappait les carreaux avec fureur. Une tasse de thé entre les mains, elle songeait à l'heure qui passait. Elle devrait bientôt se rendre au club. Encore une nuit à travailler devant de riches porcs qui adulaient son métier. Elle espérait profondément pour flanquer un coup de talon aiguille à l'un deux. Elle en rêvait tout les soirs en se préparant dans sa loge. Malheureusement, les montagnes de muscles, qui servaient de barrières entre les danseuses et le client, avaient tendance à rapidement intervenir. Elle souffla sur la fumée qui s'échappait du liquide chaud et huma la douce odeur que renvoyait son thé. Une délicieuse odeur de souvenir emplie ses narines. Le mélange de thé noir lui arracha un petit sourire. Les souvenirs de son enfance défilèrent dans son esprit, les petits déjeuners en famille, les longues promenades au bord des lacs, les longues après-midi à flâner au soleil.

Le bruit de la pluie la fit revenir dans le monde réel. Elle poussa un soupire et regarda l'heure. Elle avait encore le temps de fumer une cigarette et de prendre sa douche.
Spik s'était endormit dans le canapé, étalé de tout son long. Elle poussa un léger soupire en secouant la tête, suivit par un petit rire nerveux. Son berger allemand avait tendance à prendre beaucoup de place, surtout dans le lit. Sur la table basse, juste en face du canapé, Iuliana posa ses yeux sur le prospectus du night club où elle travaille. Ce soir c'est une soirée spécial, show jazz. Encore une soirée en costume avec des scènes chorégraphiées. Heureusement, Iuliana ne sera pas de cette partie ce soir. Son patron l'a affecté au danses privées.
Terminant son thé, la jeune demoiselle se redressa et alla lentement déposer sa tasse sur le bar qui sépare sa cuisine de son salon. Puis elle se tourna vers la table basse et s'accroupit devant, prenant le prospectus entre ses doigts, elle le déchira en tous petits morceaux en fredonnant doucement. Elle se releva et jeta les morceaux de papiers à la poubelle avant d'aller se plonger sous la douche.
Elle ferma les yeux en laissant l'eau couler le long de son corps, appréciant la chaleur ambiante. Si elle pouvait, elle resterait comme ça pendant un long moment. Mais le temps la pressait et elle ne souhaitait pas arriver en retard au club, craignant encore les coup de son patron. Son oeil, encore violet, lui rappelait qu'elle se devait de respecter les horaires. Quoi que, son patron trouverait bien quelque chose à lui reprocher ce soir. Se séchant les cheveux, la jeune fille se demandait pourquoi il l'avait gardé. Elle était loin d'être une fille souriante au travail.

Une fois prête, la demoiselle ambrasse Spik sur le museau puis sort de son appartement. Elle a prit le soin de laisser la télé allumée sur une chaine animalière pour son chien. Elle place sa capuche sur sa tête en prenant soin de mettre ses cheveux dessous pour éviter qu'ils soient mouillés. Elle s'engage dans les rues, marchant rapidement pour échapper le plus possible à la pluie. Arrivée presque devant le night club, elle reste un instant sous un réverbère. Grave erreur, Une grosse voiture passe à ce moment et l'éclabousse sans ménagement. Iuliana met un petit temps à réagir et se met à râler.


Foutu riche de merde!!! Ils peuvent pas faire attention!!!

Suivant la voiture des yeux, elle sort son trousseau de clé et regarde qui sort de la voiture. Elle n'aperçoit que deux gros sbires et un type avec un chapeau. Elle attend qu'ils soient rentrée dans le club pour se diriger vers la voiture et racler sa clé sur le côté, foudroyant le chauffeur du regard. Avant qu'il ne puisse lui hurler dessus, elle entre dans le club et écrase le pied d'un des gardes du corps de l'homme au chapeau avec son talon aiguille. Elle passe devant lui sans s'excuser et lance un bonsoir rapide à l'hôtesse excitée qui lui rend son bonsoir avec un sourire joyeux. Iuliana grommelle et se dirige vers l'entrée privée des danseuses. Une fois dans la loge, elle entreprend de refaire son maquillage. Vivement que la nuit se termine.


Dernière édition par Iuliana McGarden le Lun 18 Oct - 15:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 26 Sep - 0:11

PnJ accompagnant Vitto : Victor Capone, Mike Dorcell

Voilà une nouvelle soirée de luxure pour le parrain. Non pas que cela lui plaise plus qu'autre chose mais on lui ordonna d'aller vérifier deux trois bricoles à Boston pour changer. Et pourquoi lui et pas les irlandais qui travaille là bas ? Encore un coup de leur chef à ses porteurs de jupes écossais. Enfin, il pestait un peu de devoir se déplacer jusqu'à cette ville mais il paraît que seul cet endroit avait réussi à conserver quelques infrastructure de luxure et de péché. Rien que pour vérifier si il ne pouvait pas se faire du bénéfice en prenant le contrôle de quelques commerces. Et puis, certaines d'entre elle pourraient même lui servir de repaires pour la suite des opérations.
Enfin, toujours est il que la mission de l'aprés midi, sous la demande de la Congrégation, s'est déroulé comme sur des roulettes : Victor avait su conserver un certain calme sans péter un plomb devant les gardes du corps du riche contremaître tandis que Dorcell s'était chargé de poser les émetteurs sur l'ensemble des véhicules de celui ci, histoire de suivre l'individu à la trace. Tout ça pour quoi me diriez vous, simplement pour s'assurer que cet individu n'allait pas trahir la Congrégation. Des soupsons se sont posé sur celui ci lorsqu'une transaction entre les Yakuza et un pays de l'ancienne union européenne s'est soldée par un échec et l'arrestation de l'ensemble des commanditaires. Qu'ils sont cons ses jaunes, pas fichu de rester discret. Enfin, quand on voit les bagnoles que celui ci peut se payer sans bosser réellement, on se demande comment il fait pour rester en vie ce gros plein de thunes.
Bon, d'accord, vivre sur l'or parce que l'on est un Don de la mafia Italienne n'est pas forcement un bon rôle non plus : on gère des personnes qui acceptent de vivre dans la corruption pour vous fournir fortune et gloire tandis que le chef passe son temps dans des réunions et à organiser des plans d'attaques. D'ailleurs, depuis quelques temps, Vitto aime montrer l'exemple à ses unités en se chargeant personnellement de quelques missions que ses sbires jugent infaisable. On ne dira pas le résultat de celle ci : sa vie ne pouvant que confirmer une vérité sur le sujet.
Enfin, lors de la visite, il crut comprendre que le gros tas de thunes aimait se rendre dans une boite de strip tease se situant dans le centre ville. Ça tombe bien : c'est l'un des commerces qu'il souhaitait examiner. Enfin, vu comment Victor semblait s'exciter tout seul à l'idée de voir des femmes se dénuder devant lui, il se mit à hésiter sur le fait de l'emmener ou non avec lui. C'est pas comme Mike Dorcell, un peu trop calme à son goût même si il aimait un coté excentrique de son garde du corps : le pigeon a cravate qui l'accompagne tous le temps.

Et le temps pluvieux n'arrangeait rien à l'atmosphère entre les différents hommes présents dans la voiture : entre le chauffeur en costard cravate à la coupe afro rouge, bougeant sa tête sur l'air de la musique étrange (Walkie Talkie Man) en fredonnant le refrain tout en ne prêtant pas forcement attention à la route, Mike qui ne dit rien avec le pigeon abattu par les âneries du chauffeur et l'autre andouille de cousin au vingt septième degrés qui se croit malin à parler de cul et d'expériences qu'il n'a jamais eu, Vittorino ne semblait pas vouloir se préoccuper d'autre chose que de ses pensées. Une boite de strip tease. Un endroit où les femmes ne sont généralement pas heureuse et se font soumettre par des hommes les maltraitant, devant supporter des personnes en ruts et autres snobinards prêt à jeter leurs argents par la fenêtre pour voir un clitoris devant leurs yeux de vicieux et pervers. Lui qui aime les femmes, il n'apprécie pas trop ce genre d'établissements, surtout quand les demoiselles se font maltraiter alors qu'elles subissent déjà le regard malsain des autres individus de l'établissement.
Sur la route, le chauffeur ne preta pas attention à une demoiselle, l'arrosant en roulant sur une flaque d'eau. Bah bravo. Encore une belle preuve de la stupidité de certains de ses gars. Même si cela faisait rire Victor, persuadé que cette femme devait aimé être mouillée, Vittorino lâcha un bref soupir et fut le premier a descendre de la voiture, suivit par Mike et, malheureusement, par son crétin de cousins qui continuait à se foutre de la gueule de la demoiselle. Pour changer, Vitto prit la parole, les yeux clos et tenant son chapeau avec sa main droite.


'' Victor, ferme la pour changer veux tu?''
'' ... T'es nul Bro! Et puis elle avait qu'à venir en voiture la grognasse.''
'' Le boss a raison, calme ta joie et arrête de nous faire remarquer''
Profitant pour rentrer dans l'établissement, les trois italiens posérent leurs yeux sur l'ensemble de la propriété en continuant leurs conversation, enfin surtout Mike et Victor, le rital aux cheveux verts préferait se faire un plan d'attaque dans sa tête.
'' Espèce de trouillard, tu ose pas dire des vérités qui bl ... AIIIIIIIIIIISSSEEEEEEE!!!''

Belle élévation de voix de la part de l'autre andouille aux cheveux gris et au yeux azur, son pied se faisant écraser par les talons de la demoiselle. Sur le coup, Vittorino laissa un beau sourire se dessiner sur son visage, hésitant à applaudir la demoiselle pour son acte des plus charmant et des plus attendu par les deux autres italiens. Bien évidemment, Victor insulta la demoiselle et finit le cul dehors, sous un signe de main de Vittorino et de Mike qui s'amusait du spectacle. Enfin, forçait de constater que l'établissement était bien sécurisé. Donnant quartier libre à Mike, celui ci alla s'installer dans le fond de l'établissement, regardant le spectacle de Jazz prévu pour la scène principale. Une fois seul, le parrain se mit en quête d'un plaisir personnel.
Tombant sur les tarifs de certains spectacles privés, ses yeux parcoururent le document à une certaine vitesse avant de trouver les deux mots qui allait lui donner l'envie de se laisser tenter. Tenue d'écolière. Le fantasme absolue. Merde, le voici piégé par sa libido. Ni une ni deux, il se pointa devant l'hôtesse excentrique.


'' Bonsoir mademoiselle, ce serait pour une danse privée code 4 je vous prie ♥ ''

Et oui, il en oublie presque la raison de sa visite à la base. Enfin, ça peut toujours se faire après un petit moment de détente visuel. On lui indiqua une salle très bien décoré, dont le seul mobilier interactif qu'il avait le droit de toucher était un fauteuil digne des plus grands, dans un style victorien avec dorure dix huit carras pour l'accoudoir. Quelle élégance. Il s'installa sur celui ci, les jambes en tailleur et le chapeau sur la tête, légèrement penchait lui cachant quelques mèches rebelles qui commençait juste à cesser d'égoutter de l'eau de pluie sur le sol. Il était impatient de voir quelle charmante créature allait venir pour se spectacle. Et autant réunir boulot et agréable en essayant de se renseigner sur le patron de l'établissement.
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Iuliana McGarden
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 26 Sep - 1:33

Ce n'est pas avec surprise qu'on vint déranger Iuliana dans son maquillage pour une danse privée en tenue d'écolière. La jeune fille soupira fortement et grommela pour elle même. Encore un sale rat de la richesse qui souhaitait assouvir un fantasme des plus déplorables. Voir une fille se trémousser devant ses yeux en tenues d'écolière faisaient même bander les plus réticents. Iuliana s'imagina bien lui écraser l'entrejambe avec son talon, l'enfonçant aussi loin que Dieu le lui permettrait. Elle enfile la tenue, n'oubliant surtout pas l'ensemble de sous-vêtements assorties au couleurs de l'uniforme.
Etant de nationalité irlandaise, Iuliana se devait de porter l'uniforme de son pays. Une chemise blanche, avec une cravate noire et une minijupe, trop courte, aux motifs d'un kilt. Elle termina sa Guinness avec lenteur et chopa son paquet de cigarette. Elle comptait bien le faire poireauté un moment avant de commencer sa danse. Elle souhaitait surtout savoir qui poserait ses yeux sur elle.
La demoiselle bougea ses fesses et se traina dans le couloir. Elle passa devant le bureau de son gras de Patron et jeta un coup d'oeil dedans. Il n'était pas là, il devait être au bar à vérifier si le show se déroulait bien.

Iuliana devant plusieurs salles vides. Visiblement, elle était toujours la seule à se retrouver dans les danses privées. Elle poussa un léger soupire de soulagement en découvrant qui gardait sa salle. Dorian se tenait droit comme un i, dos à la porte. Un léger sourire éclaira le visage de la jeune fille alors qu'elle s'approchait de lui. Le jeune homme, de dix années son ainé, parut surpris de la trouver dans les parages. Il fixa la jeune femmes qui se planta devant lui, un sourire amusé sur les lèvres. D'une voix grave mais remplit de tendresse, il s'adressa à elle.


-Alors... Cette privée est pour toi je suppose... Fais attention Liana, c'est un italien, s'il tente de te toucher ou autre chose, n'hésite pas à frapper à la porte.
-Merci Dorian. Je sais ce que je dois faire. Et si ce gros pervers tente quoi que ce soit, il se retrouvera avec les couilles éclatées sur le sol...

Dorian allait pour prendre la jeune fille dans ses bras, voulant l'étreindre avant de pénétrer dans l'enfer du sexe et de l'alcool, mais une voix tonitruante s'éleva non loin d'eux.

-Iuliana, bordel je te paie pas pour faire des courbettes devant mes videurs!!! Dépêche d'aller bouger ton cul devant le client, et gagne du fric! T'es vraiment bonne à rien!!!
-Va te faire foutre, gros lard!!!

Et avant que le patron puisse réagir, Iuliana ouvrit la porte avec violence, pointant un joli fuck au visage rouge de son Patron. Après que son majeur se soit baissé et que la porte fut claqué violemment, elle daigna enfin poser son regard sur l'homme qui se tenait assis dans le fauteuil. Eh bien, en voilà de l'élégance. Un italien de haut en bas. Iuliana se crèverait les yeux à lorgner la richesse de sa posture et l'élégance de son visage. Bien que légèrement masqué par un chapeau, son visage respirait jeunesse. Iuliana ne lui donnait pas plus de vingt-cinq ans. Elle sortit une clope de son paquet et le déposa sur une petite table qui était dans un coin de la pièce. Après l'avoir allumée, elle se dirigea lentement vers son client, faisant le tour de son fauteuil. Elle ne se doutait pas une seconde qu'il était le propriétaire de la voiture qu'elle avait gravement rayé et qu'en plus de ça, elle avait écrasé le pied de son garde du corps à lui

-Bonsoir...

Elle se planta dans son dos et se pencha vers lui, écrasant sa poitrine sur le dossier du fauteuil. Elle fit glisser sensuellement, ses mains le long du fauteuil, entourant ainsi l'italien. Elle voulait qu'il respire son odeur, que sa présence l'excite. Qu'il s'imagine pouvoir poser ses mains sur son corps et qu'il pourrait profiter d'elle. Elle souhaitait le frustré, le laisser se plonger dans un rêve où ils feraient l'amour comme des bêtes. Elle voulait qu'il est envie d'elle comme il n'avait jamais eu envie de personne auparavant. Elle respirait lentement, laissant son souffle chauffer la nuque de l'italien. Ses yeux parcouraient le corps de l'homme qui poserait ses yeux sur son corps à elle. Ses yeux remontèrent lentement jusqu'à se poser sur le chapeau. Quel ringard, il aurait pu retirer son couvre chef. Iuliana remonta sa main en frôlant le torse du jeune homme et vira le chapeau d'un geste dédaigneux, lâchant froidement dans un murmure.

-Quand on est poli, on se découvre! Je suis une danseuse, pas un pute. Traitez moi comme une femme à part entière et pas comme un morceau de viande et tout se passera dans le meilleur des mondes...

Elle se pencha un peu plus vers le jeune homme et passa le bout de sa langue sur sa joue. Puis elle se redressa rapidement et alla se planté devant lui, s'adossant à la barre qui était plantée en plein milieu de la salle. Elle regardait le jeune homme, pensive. Elle termina sa clope et alla l'écraser dans le cendrier.

-Bon... Je ne sais pas si la pétasse de l'entrée te l'a dit, mais on a des règles. Et ces règles, j'entends bien te les faire respecter... Déjà tu ne touches pas, tu ne bouges pas de ton fauteuil. Elle lui jeta un papier dessus. Choisis la musique que tu désires. Je suis créative. Je saurais te faire monté comme il se doit. Après tout c'est mon boulot non?

Elle allait ajouter quelque chose, mais on frappa à la porte. Le patron entra dans la pièce, posant un regard furieux sur Iuliana et lui déposa une violente gifle sur la joue. L'impacte eut le don de mettre la jeune fille à terre. Il pointa un doigt gras sur elle.

-Iuliana, tu as plutôt intérêt à te calmer. Ce ne seront pas des gifles que tu recevras la prochaine fois. Et ne reste pas par terre comme une conne, lève toi et danse, le client attend!!!

La porte se referma. Iuliana contint un excès de rage. Ses poings se serrèrent alors qu'elle se relevait. Elle se mit dos au client, posant ses mains sur la petite table. Une goutte de sang tomba sur le bois vernis. Iuliana porta sa main à sa lèvre. La gifle fut tellement violente qu'elle avait réussi à ouvrir la lèvre de la jeune fille. Elle se mit à suçoter sa lèvre pour stopper la mini hémorragie, ne souhaitant pas non plus que le client soit dégouté par son visage défiguré.
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 26 Sep - 20:36

Une bonne dizaine de minutes.
Voici le temps que l'italien avait passé à attendre la demoiselle qui allait devoir subir son regard de serpent durant la totalité de la danse corporelle et chamelle. Le regard de Vittorino n'est pas très appreciable pour n'importe quel individu : ses iris jaune rappelant sans cesse les yeux d'une grande majorité de reptiles et, notamment, des serpents dont il se sent si proche. Ce n'est pas pour rien que le nom de sa branche se nomme Serpent à Lunette, l'une des espèces qu'il affectionne particulièrement.
Mais voilà que nous nous égarons dans des pensées lointaines a l'action présente sous nos yeux. Vittorino laissa sa main droite se balader sur son visage pendant qu'il réfléchissait à une possibilité non négligeable : prendre le contrôle de l'établissement. Pourquoi ? Pour avoir un revenu supplémentaire officiellement. Officieusement, c'est uniquement pour pouvoir prendre un peu du territoire des irlandais, les considérant de plus en pus comme des amis rivaux que comme des andouilles de première. Avoir un lieu de transition entre Boston irlandais et Chicago italien ne serait pas de refus et les transactions se feraient de manières plus sures dans un établissement surveillé et dont l'Imperium elle même n'oserait pas s'aventurer pour contrôler quoi que ce soit. Suffit de voir les gorilles engagé à l'entrée et la manière dont ils se sont débarrassés de Victor. Même si celui ci est un homme relativement con, il n'en reste pas moins l'un de ses gardes du corps les plus puissants et les plus dangereux en combat.

Un bruit se fit entendre à travers la porte. Une personne aurait été affecté à la surveillance de la salle ? Logique en même temps, cela doit faire partie des petites notes en bas du contrat (qu'il n'a pas lu car personne ne les lit : vous aviez tout de même pas lu la charte d'installation de vos jeux PC ou logiciel quand vous les installez ?). Soupirant légèrement à l'idée même d'être surveillé, cela lui rappela une mésaventure qui s'est déroulée quelques semaines auparavant avec l'une des espionne de la Congrégation. Il aimait pas se sentir épié, que cela s'en tienne. Mais il ne tentera rien non plus ce soir : il est là pour affaire et enquête.
La porte claqua violemment, laissant apparaître la demoiselle de luxure et de péchés sous un mot magnifiquement poétique pour une demoiselle. Va te faire foutre gros lard ? Il a connu mieux comme manière de dire bonjour. Enfin, c'était peut être destiné à l'autre andouille derrière la porte, le mec qui paraissait un peu con con sur les bords. L'autre ressemblant plus à un bisounours géant. Il prit soin de mettre sa main dans sa poche, appuyant sur un bippeur. Ainsi, Mike et Victor reçurent ordre de ne pas quitter la salle des yeux et de rester prêt à agir en cas de soucis majeur dans l'établissement. Autant se faire bien voir de suite et gagner les faveur du futur ex patron si tout se passe comme prévu.
Il resta les yeux clos, fixant la demoiselle derrière ses paupières légèrement fermées, laissant donc un champs de vision suffisant pour voir celle ci tandis qu'il lui adressa un sourire assez amusé par rapport à sa vulgarité précédente. Il a, encore, du tomber sur la demoiselle a fort caractère, celle qui l'amuse le plus souvent. Celle ci avait un coté très érotique dans sa petite tenue d'écolière, il faut l'avouer. Une tenue irlandaise d'ailleurs qui su le mettre en haleine. Les kilts sont plus beau portés par des femmes que par des hommes à la pilosité trop abondante à son goût. Cependant, il ne put s'empêcher de fixer le regard de la demoiselle en priorité. Il ne sait pas pourquoi, ni comment mais il est sur que cette femme n'est pas heureuse, souffrante certainement de certains problèmes. Qu'il est chiant à vouloir toujours aider ceux ou celle dans le besoins. À ce demander pourquoi il est Don dans ce monde de luxure. Bon, d'accord, il tue des gens mais c'est pas une raison pour être un homme reclus dans son coin qui n'apprécie pas la vie comme il se doit. Il essayera d'engendrer la discussion plus tard, quitte à l'attendre à la sortie de l'établissement.
Un leger bonsoir se fit entendre tandis qu'elle allumait sa cigarette, odeur légèrement désagréable pour l'odorat du non fumeur. Pareil que précedement, il ne dira rien, se contentant de grimacer un peu quand la fumée attendra ses narines de fumeurs passifs. Il oublia vite ce baton de saloperies lorsqu'il sentit le souffle de la demoiselle dans sa nuque, le faisait gémir légèrement. Des souvenirs de relations et de certaines femmes lui ayant apportées un certain plaisir se firent de plus en plus forte au fur et a mesure que la demoiselle cherchait à faire dresser ce que certaines femmes considèrent comme le vrai cerveaux des hommes. Cherchant à rester poli, il laissa ses mains sur ses jambes, ne touchant pas les mains de la demoiselle ni une autre partie de son corps, préférant imaginer une possible liaison dangereuse entre leurs deux corps chauffé à bloc par des préliminaires exotiques et fort sympathique pour la vue, le goût, le toucher et l'ouïe. D'ailleurs, en parlant de toucher, voici que son chapeau se mit à voler à travers la pièce sous un air des plus étranges. En effet, la sensualité laissa place à la barbarie et à une absence incroyable de courtoisies aussi bien pour elle que pour lui. Qu'il avait l'air bête de voir son chapeau à terre et se faire critiquer car il avait omis de le retirer. Il souffla légèrement, ouvrant ses paupières pour fixer la demoiselle avec ses iris jaunâtres.


'' Oh... là n'était pas mon attention de vous traiter de la sorte demoiselle. '' Il fixa son chapeau avant de regarder la demoiselle, posant ses mains sur les accoudoir du fauteuil en question en croisant ses jambes. '' Je connais bien votre statut jeune fille et cela ne change pas pas la vision que j'ai de votre métier : vous êtes là pour charmer les hommes, en aucun cas pour faire mumuse avec leurs membres peu élégant qui se situe au niveau de leur entre jambe. ''

Lâchant un petit rire histoire de détendre l'atmosphère, il fixa la demoiselle à son tour, posant sa main sous son menton. Cette tenue lui allait comme un gant et, malgré la cigarette, il ne pouvait s'empêcher de voir cette demoiselle comme une Aphrodite sortant tout bonnement de son coquillage. Mais il fut vite rattrapé de ces songes par les dire de la demoiselle, utilisant ses réflexes pour saisir le bout de papiers avec un certain listing de musiques.
Elle lui rappela les consignes que l'autre excitée lui avait déjà dit avant de rentrer dans la loge privée : ne pas toucher, ne pas bouger du fauteuil durant la totalité du show et, implicitement, de fermer sa gueule de rital. Hochant la tête avec les yeux clos, il fixa le papier et y voit .... trop de choix. Mais comment cette demoiselle pourrait danser sur la Marche Impériale de John Williams de manière sensuelle ? A se demander où ils vont chercher tous ce listing. Enfin, dans le doute, autant demander l'avis de personnalités et de ses sbires.


Spoiler:
 


Alors qu'il allait prononcer le titre de la chanson, voici qu'on toque à la porte. Privée n'est pas égal à tranquillité dans cet établissement ? N'ayant pas son mot à dire, il du subir l'étrange spectacle qui se déroulait devant lui. En effet, l'homme surexcité qu'il aperçu l'espace d'un instant tout à l'heure réapparut, se trouvant fort de frapper la demoiselle à fort caractère, la faisant tomber devant sa propre personne en plaçant des propos purement marketing pour celui ci. Deux grossières erreurs commise par celui qui, en vue de ses propos, devait être son patron. La première fut de frapper une demoiselle devant le parrain de la mafia italienne. Sachez que des personnes ont vite perdu de leurs prestances en se prenant pour de gros machos intouchables. La deuxième fut de considérer cette femme comme une marchandise. Quel être abominable. Voilà pourquoi il n'aime pas s'aventurer dans ce genre d'endroits : il a des envies de meurtres qui ne doit, hélas, pas accomplir.
Il regarda la demoiselle se lever, dos à lui et se pencher sur la table où elle avait poser ses cigarettes. Pauvre demoiselle, devoir subir ce genre d'acte des plus ignobles n'allait pas pas arranger les choses et voici que le coeur d'habitude distant de Vitto se mit à se serrer. Bravant une des interdictions, il se leva, s'approchant de la table pour y poser le bout de papiers ainsi qu'un paquet de mouchoirs, se doutant un possible saignement ou d'un maquillage fichu. Il partit ensuite se réinstaller dans le fauteuil, ne prêtant pas attention au dire de la demoiselle, que ce soit insulte ou remerciement : il en a rien à cirer d'entendre des propos de ce genre. Croissant ses jambes, il regarda le plafond, ouvrant ses paupières et se mit à soupirer.


'' Vous avez du caractère jeune demoiselle. Savoir se montrer calme aprés ce genre d'actions pitoyables de la part de votre patron vous donnerez presque du mérites à travailler dans ce milieu peu élégant. ''
Il fixa ensuite la demoiselle, posant ses mains sur son genou surélevé avec un petit sourire vicieux sur ses lèvres.
'' Je pensais vous mettre au défi, vous dites être capable de me faire monter car c'est votre boulot. Si vous réussissez, je payerais le show ainsi qu'un pourboire des plus raisonnable entre nous et sans le patron derrière vous. Sinon, je ne paierais que le show et m'occuperais de prendre le contrôle de l'établissement. Un petit pari qui peut vous être gagnant dans les deux cas non? ''
N'attendant pas la réaction de la demoiselle, il fit glisser ses mains sur ses jambes avant de les joindre, posant ce petit mont sous son menton en rapprochant son visage de quelques centimètres, fermant les yeux avec un sourire bien vicieux sur les lèvres.
'' Your sexy thing de Hot Chocolate, bon show miss ♥''
Un petit rire amusé se fit ressentir derrière ses lèvres clos, s'amusant de la tournure de cette rencontre entre lui et la demoiselle qui raya sa voiture du samedi soir.

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Iuliana McGarden
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 26 Sep - 22:15

Et voilà qu'il faisait le gentil maintenant. Iuliana posa son regard sur le paquet de mouchoir qu'il venait de déposer près de sa main. Elle faillit se retourner pour lui hurler dessus et lui rappeler la règle qu'elle venait de citer. Finalement, le geste la toucha mais elle n'en montra rien. Sa main glissa lentement vers le mouchoir. Elle hésitait encore entre le prendre ou le jeter au sol. Elle poussa un soupire et récupéra sa main en se redressant. La coupure de sa lèvre ne saignait plus. Toujours dos à lui, elle l'écouta lui parler. Il n'avait pas l'air méchant mais elle le trouvait un brin arrogant. Iuliana s'autorisa un sourire en coin. Lui ne pouvait pas la toucher mais elle pouvait très bien se frotter contre lui. Ce soir, elle se sentait d'attaque face à la barrière sentimentale qui se mettait entre son client et elle. Il voulait du show, il aurait du show. Et elle, son fric.
Lorsqu'il annonça la musique demandé, Iuliana s'autorisa une petite entorse à la demande. Commençant d'abord par une petite musique un peu plus douce qui lui permettrait de mettre le client dans l'ambiance et de le chauffer avec d'aller se frotter contre lui.

Elle s'avança vers le jukebox qui était juste derrière la barre verticale et baissa légèrement les lumières. Elle avait remarqué que le client avait une chevelure verte. Iuliana tamisa la pièce dans un vert sombre et profond, rappelant légèrement une forêt ancienne. Des spots verts s'allumèrent, projetant leur lumière sur une grosse boule à facette qui se mit à tourner lorsque la musique se lança. La douceur des notes s'élevèrent doucement. Iuliana commença à légèrement remuer le bassin en reculant vers la barre et se colla contre cette dernière avec douceur et sensualité. La douce voix de Dream a little dream of me de The Mamas and The Papas s'éleva enfin. Iuliana tourna un regard ravageur vers Vitto, se mordant la lèvre inférieure avec envie. Ses mains se mirent à caresser son corps, descendant lentement vers le bas.
En remontant ses mains sur ses cuisses, elle se tourna légèrement, se mettant de dos, et en profitant pour remonter sa mini jupe, laissant au client, le plaisir de profiter d'admirer son fessier. Elle tira sur sa chemise et se tourna brusquement vers le client en l'arrachant férocement. Elle continuait d'onduler son corps au rythme lent de la musique. Elle lui jeta la chemise dessus et agrippa la cravate qui pendait à son propre cou pour jouer avec. Une lueur de perversité pouvait se lire dans le regard de la jeune fille. Elle se retourna de nouveau, se trouvant face à la barre. Elle plaça ses mains sur la barre et se mit a descendre le buste, laissant le soin à son fessier de s'agiter sous le nez de l'italien.
La seul envie de Iuliana, à cet instant précis, était plutôt de s'enfuir et de rentrer chez elle. Elle se forçait pour satisfaire son client. Elle souhaitait qu'il la désire, qu'il soit frustré. Mais bizarrement, elle aurait souhaiter qu'il la désir autrement. Reprenant une position plus droite, elle se tourna vers l'italien et ses yeux se posèrent sur le chapeau qui trainait sur le sol. L'air de rien et continuant d'enrouler son corps autour de la barre, elle le ramassa et le posa sur sa tête, déposant au passage son odeur dessus et quelques cheveux blonds. Elle continua son show, regardant l'italien de son regard le plus sensuel. Celui qu'elle réservait aux clients avec qui elle se sentait légèrement bien.

La première chanson se termina et enchaina avec celle que le client avait demandé. Iuliana se laissa aller avec la musique en arrachant sa minijupe. Elle faillit fermer les yeux et se penser dans son salon, dansant à sa manière chez elle. De façon plus décontractée et bien moins sexy. Son envie ne passa surement pas inaperçu. Elle rata un mouvement et se perdit dans sa chorégraphie improvisée. Heureusement la lumière verte masqua son embarras et le rouge qui venaient d'envahir ses joues. C'était la première fois depuis qu'elle travaillait au club qu'elle loupait une danse. Pour rattraper sa bétise, elle vint se coller contre le client, s'installant sur ses genoux, dos à lui. Normalement, les clients ne devaient pas toucher les danseuses. Mais tant pis, pour ce soir, Iulia entraverait ses propres principes. Elle attrapa les mains de l'italien et les plaqua sur ses seins, exerçant un mouvement circulaire assez lent tout en poussant de léger gémissement. Elle ne se gêna pas pour frotter son derrière sur l'entrejambe. Elle lâcha les mains de l'italien d'un air dédaigneux et se leva, se tournant vers lui. Plus la musique avançait plus elle appréciait de l'exciter.

Elle détacha doucement son soutien-gorge et plaça un bras devant sa poitrine avant de jeter le sous-vêtements un peu plus loin. Avant qu'elle ne finisse son show ne se termine. La musique s'arrêta et les spots cessèrent de bouger. Son rythme cardiaque s’accéléra. Elle baissa les yeux sur le client et s'inclina, mal à l'aise.


Je suis désolée, je pense que le Patron veut me voir. Etant donné que le show n'est pas fini. Vous n'avez rien à me donner et vous serez remboursé à l'entrée.

Tout en lui parlant, elle se rhabilla rapidement et sortit de la salle, oubliant ses cigarettes sur la petite table. Elle se précipita vers le couloir de service. Juste devant la porte du Patron, la jeune fille de l'entrée la fixait d'un air grave. Elle la laissa entrer et referma la porte derrière elle. Le gras personnage qui représentait l'image du Patron modèle était installée derrière son bureau crasseux, un cigare coincé entre ses dents jaunes. Il leva ses petits yeux porcins sur son employée encore toute brillante de sueur. Il retira son cigare de ses lèvres et soupira, lui jetant une liasse de billet au visage. Iuliana comprit aussitôt ce que signifiait ce geste. Elle se pencha pour ramasser l'argent. Avant qu'elle ne sorte de la pièce, son Patron lui indiqua qu'elle serait en congé les deux prochain soir et que son comportement avait bien intérêt à changer. Elle pinça les lèvres.

Si vous arrêtiez de me traiter comme une merde peut être que je reconsidèrerais mon comportement...

Sur ses mots, elle sortit du bureau suivit du près par son Patron. Iuliana n'écoutait pas les braillements du grossier personnage qui la suivait. Elle entra dans sa loge et commença à s'habiller pour partir. Elle fourra l'argent dans son sac et poussa son patron qui beuglait dans ses oreilles, la traitant de tous les noms insultant qui existaient dans ce monde. La jeune fille poussa un long soupire alors qu'elle refermait son manteau. Arrivée dans l'entrée, son Patron lança quelque chose qui la poussa hors d'elle.

De toute manière, tu finiras comme ta soeur, Violée, égorgée, c'est tout ce que tu mérites!!

Iuliana s'arrêta juste sur le pas de la porte d'entrée.

Tu vas regretter ce que tu viens de dire...

Elle serra les poings et se retourna rapidement. D'un mouvement vif, elle enfonça son poing dans le visage écarlate de son patron, sous le regard de certains clients. Les videurs, trop bien dressés, réagirent aussitôt. Ils attrapèrent la jeune fille comme un vulgaire sac à viande et la jetèrent hors du club. La jeune femme atterrit sur le dos, en plein dans une flaque. Elle se releva rapidement et se détourna du club, s'éloignant à grand pas sous la pluie qui battait plus fort qu'à son arrivée. Elle s'arrêta un peu plus loin, et se laissa tomber sur le sol, sous un réverbère. La soirée avait été fichue. Tout ça à cause de sa grande gueule. Elle soupira et se releva. Elle ne voulait pas rentrer tout de suite. Elle fouilla les poches de son blouson, se rendant compte qu'elle avait oublié ses clopes au club. La soirée avait mal commencée et elle continuait sur sa lancée. Les cheveux ruisselant de pluie et collés contre son visage, Iuliana leva les yeux vers le ciel et implora son Dieu de lui venir en aide.
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Lun 27 Sep - 19:07

Le show commence enfin après quelques minutes de réflexion de la part des deux personnalités présente dans la pièce.
Ce corps si charmant et si impressionnant, avait il peur de perdre le défi qu'il venait juste de lancer à cette créature divine, sortant tout droit d'un conte de fée pour adulte? Pour dire la vérité, il savait que son pari serait perdant, son membre viril comme dirait certaine personnes ayant déjà prit quelques centimètres rien qu'à voir cette dame. Mais n'avait il qu'un attrait physique pour elle ? C'est peut être encore trop tôt pour le dire mais il a bien envie de connaître cette personnalité en dehors de cet établissement, sentant un éventuel lien se lier entre lui et elle. Aussi étrange que cela puisse paraître, il se sent comme faible et impuissant devant la dame au cheveux dorés. Rares sont les femmes a lui avoir fait cet effet : d'ailleurs, il n'y avait que sa mère qui avait su le dominer.
Il profita que la demoiselle lui tourna le dos pour regarder le fessier de celle ci. Charmant, très charmant même. Il passa sa langue contre sa lèvre supérieure, ne sachant pas se retenir à cet instant t alors que le show n'avait même pas démarré. Quel petit joueur, il allait en avoir pour son argent certainement. Et vu la manière dont celle ci l'avait regardait, il savait déjà que la soirée risquerait d'être fort intéressante pour lui et, qui sait, peut être pour la miss aussi.
La première musique fut lancée, un avant goût pour le spectacle principal certainement vu qu'il ne s'agissait pas de la chanson demandée. Enfin, ci cela lui en donnait pour son argent, pourquoi pas. Il appréciait les spots lumineux, trouvant la couleur de ceux ci fort appropriée avec la couleur naturelle de ses cheveux, hérité de sa mère. Pauvre femme, elle doit se retourner sur son lit d'hôpital si elle savait son fils dans un endroit de péchés de la sorte.
La demoiselle commença à se déhancher de manière sensuelle sous la musique mélodieuse et, pourtant, inconnu aux oreilles de l'italien.
Ce corps. Il en avait envie. Voir ce fessier légèrement dénudé par le port d'un sous vêtement léger dont une simple ficelle suffit a cacher la raie du postérieur de celle ci lui suffit à rosir, se laissant emporter par la musique en bougeant une de ses épaules en rythme. Oui, on sait, c'est bizarre, mais Vittorino ne sait pas se tenir quand il prend un certain plaisir et puis, la musique est entraînant, vous ne trouvez pas ? Les mains baladeuses de la demoiselle, que Vittorino jalousait énormément, se mirent à caresser le ventre et le torse de la demoiselle, jouant avec le tissus qui lui servait de chemise sous un regard de plus en plus envieux que lui adressait l'italien au cheveux verts. Ses iris jaunes enregistrant ce spectacle des plus charmeurs tandis que son entrejambe commençait à être en feu, pouvant se voir légèrement vu la bosse que moulait son pantalon de smoking. D'un geste d'une bien belle violence, celle ci retira sa chemise, laissant apprécier la vue d'une poitrine soutenue par un soutien gorge de bien belle couleur tandis que les spots lumineux saupoudraient la peau de la demoiselle de quelques variantes de verts, passant du vert pomme au vert sombre.
Celle ci se rapprocha du jeune homme, lui lançant sa chemise avant de jouer avec la cravate de celui ci. La régle devait s'appliquer donc et il garda ses mains sur l'accoudoir après avoir saisit la chemise de celle ci, profitant de la proximité de la demoiselle pour humer son parfun. Un parfum classieux, un Georgio Armani certainement, cette marque avait encore du succée a notre époque et l'odeur se faisait de plus en plus enivrant dans son esprit, signe d'affection et marque de fabrique de l'entreprise. La fixant droit dans les yeux, il plaça un petit sourire distingué vers la demoiselle, le teint rosi par les quelques idées peu catholiques qui parcouraient son esprit. Elle li tourna le dos, agitant son fessier devant les yeux du rital tandis qu'il sentait l'envie et le pécher de désir brûler en lui.

Ce désir. Voici qu'une femme le rendait fou aussi bien physiquement que mentalement. Cette danse charnelle ne cessait de l'enivrer tandis que de nombreuses questions se poser dans son esprit. Et si cette personne faisait cela contre son plein grès ? Se fait elle souvent martyriser par son patron de la sorte? Qui est elle vraiment? Tant de questions qui lui firent vite oublier sa principale raison de sa venue en ce lieu de débauche. Alors qu'il pensait à toute ses choses, il remarqua l'absence de son chapeau, maintenant octroyé à la demoiselle, la posant sur sa tête de jeune femme blonde, lui donnant un petit air fort agréable à regarder. Et puis, il conservera ce chapeau après le show.
La musique se stoppa, laissant place au son que l'italien avait demandé pour le spectacle. Excellent. Il se redressa dans le fauteuil, dénouant sa cravate qui commençait à lui serrer de manière peu agréable son cou tandis qu'il eu une légère suer à la vue de cette jupette écossaise qui venait se descendre le long des belles jambes de la demoiselle, touchant le sol de manière gracieuse après un vif passage sur les talons aiguilles de la demoiselle. Mais quelque chose semblait gênée la demoiselle lors de la prestation. L'envie n'était plus là certainement et c'est compréhensible pour le jeune homme. Il se contenta donc de fixer la femme responsable de la griffe sur sa voiture, sans pour autant le lui avouer par la suite, autant oublier cet incident.
D'ailleurs, la danseuse en petite tenue perdit son équilibre l'espace d'un instant, perdue dans ses pensées. Cela avait don d'amuser l'italien qui lui adressa un petit sourire, histoire de ne pas laisser la demoiselle avec une mauvaise impression. On ne peut pas dire que le spectacle était ignoble à regarder, bien au contraire, elle savait charmer l'italien avec une certaine facilité qui lui était, par ailleurs, déconcertante tant il se pensait plus résistant que cela face à ce genre de spectacle. Il se redressa un peu plus lorsque la demoiselle s'installa sur ses genoux, dos découvert et présent de manière chaleureuse à celui ci.
Il rosit un peu, ayant envie de braver l'interdit pour embrasser cette peau dénudée qui lui faisait face. Cette tentation se faisait de plus en plus forte, d'autant plus que la demoiselle incita à briser cette règle en posant les mains froides de l'italien contre sa poitrine, couverte d'un vêtement cachant les tétons de sa poitrine. Il rosit étrangement, ne s'attendant pas à cela tandis que les hanches de la danseuse se mirent à se mouvoir de manière provocante dirons nous. Se laissant dépasser par la tournure des événements, il rompit lui même le pacte en déposant une bise dans la nuque de la demoiselle, lui susurrant un petit mot au creux de l'oreille, a peine audible avec le vacarme provoqué par la musique et pour éviter qu'un gorille ne puisse entendre celui ci.


'' Tu as gagné on dirait ♥ ''

Celle ci lâcha son emprise sur l'italien, retournant finir son show, une lueur de perversité dans ses magnifiques iris. Cela ne déplaisait pas à l'italien pour tout vous dire et il semblait devenir de plus en plus fou à chaque seconde qui s'écoulait dans ce lieu de perversités.
Une nouvelle pièce de l'attirail d'Iuliana tomba, le soutien gorge qu'elle dégagea au loin tandis que son bras se posait autour de sa poitrine, cachant ses tétons des yeux jaunâtres de l'italien. Celui ci se contenta de sourire, imaginant ce bras disparaître pour laisser la poitrine de la demoiselle devant son regard de serpent à lunettes.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin semble t'il, même quand cette fin est précipité par un arrêt inadapté de la musique et des lumière, laissant les néons bleuâtre éclairer la salle de leurs couleurs neutres. La demoiselle, gênée par cet arrêt, commença à se rhabiller tout en présentant ses excuses au Don de la mafia Italienne. Elle insista sur le fait qu'il ne devait rien lui donner pour le show et se précipita à l'extérieur, oubliant ses clopes sur la table de cette salle privée, abritant plus que le souvenir de cette danse. Soupirant légèrement, il prit les cigarettes, dans l'espoir de revoir cette demoiselle par la suite tandis qu'il fixait les quelques mèches de cheveux blond présent dans son chapeau, prenant le temps d'humer le parfum enivrant qui s'en dégageait avant de le reposer sur sa tête. Sortant tranquillement de la salle, les mains dans les poches, il ne put s'empêcher de penser à cette fille avant de tomber nez à nez avec ... l'autre crétin de cousin qui avait, ENFIN, réussit à rentrer après avoir présenter ses excuses aux gorilles.

'' Alors Bro, on s'est rincé l'oeil devant une petite minette ? Moi qui pensait que ce genre d'endroit te répugner. ''
'' La ferme et aide moi à retrouv..''
Pas besoin de chercher bien loin, le seul gusse à danser sur la scène avec deux demoiselles fraîchement dénudée devant l'exaspération de Vittorino, croyant Mike plus sérieux que cela, surtout que le pigeon à cravate qui l'accompagner avait l'air de bien aimer relooker les seins de la deuxième femme sur scène.
'' NON MAIS T'AS PAS BIENTÔT FINI !!!?? ''
''...'' L'italien au bouc descendit de la scène après avoir fait un baise main aux deux femmes qui l'avait acceptée sur scène tandis que Victor ne pouvait s'empêcher de chercher des emmerdes a son collègues et membre de la même famille. Enfin, lassé de voir ce genre de spectacle presque permanent, il détourna son regard vers le comptoir, se rapprochant de celui ci afin d'obtenir des renseignements sur la danseuse qui avait su l'exciter de bien belle manières. Alors qu'il allait prendre la parole, il finit par être interpellé par un bruit sourd de porte tandis que sa demoiselle sortait d'un couloir suivit de l'autre andouille de patron. Il avait dû se passer quelque chose de particulier dans son bureau et cela ne laissait envisager rien qu'il n'aille pour la suite. Mais de toute façon, il ne s'attendait pas à de tel paroles par la suite.
La soeur de cette danseuse fut tuée et violée ? Il osait prévoir un sort similaire à celle ci a cause d'un comportement plus qu'honorable ? Les yeux du rital adressaient un regard noir en direction de l'homme gras qui oser dire du mal d'une femme tandis que ses deux complices comprirent vite que l'ambiance n'allait pas tarder à chauffer. Il fut d'ailleurs, heureux de voir que la demoiselle osa frapper son bourreau même si, par la suite, les gorilles qui lui servait de protecteurs ne firent qu'une bouchée de celle ci, la jetant dehors sous cette pluie orageuse dans une tenue si légère qu'elle ne pouvait qu'attraper un rhume ou une maladie importante.
Alors que le patron semblait s'amuser de cette plaisanterie et de sa suprématie, une lame papillon vola jusque dans sa main, la lame plantée dans celle ci devant le regard médusé des autres clients et des gorilles de cet andouille. Le jeune homme au cheveux vert se rapprocha du gros empoté, rigolant légèrement après un petit sifflement digne d'un serpent, marque de fabrique de la famille dite du serpent à lunettes.

'' Yare Yare... Vous voulez vraiment finir en temps que cadavre dans les prochaines heures vous. Non seulement vous osez vous croire supérieur à une femme alors que tu es sorti de l'utérus d'une femme ayant accepté de te mettre au monde, mais vous osez vous croire plus malin en prenant de haut cette jeune femme devant ma personne.'' Il ouvrit ses paupières, fixant l'individu de ses iris de reptiles tout en lâchant un rire peu commode. '' Sachez que les irlandais qui règnent ici ne sont comparé à la colère d'un Don de la mafia italienne. Quand à l'interruption du spectacle, j'espère que l'explication que vous allez me donner ne concerne pas une éventuelle maltraitante de la demoiselle?'' Si jamais des gardes de l'andouille s'étaient mis en tête de s'en prendre à Vittorino, Victor et Mike s'étaient préparés à intervenir pour aider leur chef. Enfin, l'italien reprit sa lame, frottant le sang de l'être impur sur ce visage grassouillet. '' A notre prochaine visite, en espérant que tu y survivras ...''
Et le voilà parti en MoonWalk le temps que quelques mètres, la main sur le chapeau tout en ricanant de plus belle, accompagné par le rire de hyène de Victor et les roucoulement du pigeon de Mike.

--- Dehors ---


La pluie continuait de tomber de tout son poids tandis que les trois hommes en costards semblait s'amuser de l'ambiance mortelle qu'ils venaient de laisser dans l'établissement. Voilà encore un mauvais point pour l'image des italien à Boston mais ce mec n'avait pas non plus faire cela.
Vittorino cherchait désespérément la demoiselle. D'ailleurs, il la retrouva assez vite, celle ci n'avait pas l'air en forme. Confisquant le parapluie de Victor, il demanda à ses deux complices de partir devant, dans leur base improvisée pour la nuit avant le retour demain à Chicago. Boston restait une ville dangereuse même pour lui mais, cela, il en avait que faire. Cette femme avait besoin d'aide et il allait lui en apporter.
Ouvrant le parapluie, il s'approcha doucement de la demoiselle et, dans un geste affectif, posa son chapeau sur la tête de la demoiselle, histoire qu'elle remarque sa présence, le parapluie au dessus des deux intervenants. Il adressa un petit sourire coupable avant de tendre les cigarettes de la miss.


'' Tenez, vous avez oubliée cela à l'intérieur. Et désolé pour tous ce qui vous arrive.''

Il prit un petit air dépité avant de continuer la conversation de manière peu subtile.

'' Je me nomme Vittorino Capone. Et vous ?''
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Iuliana McGarden
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Lun 27 Sep - 22:09

Alors qu'elle regardait le ciel, Iuliana ne sentit pas la présence derrière elle. Elle sentit quelque chose se poser doucement sur sa tête. Elle leva les yeux pour tenter de voir ce que c'était, tandis qu'un hoquet de surprise s'échappa des ses lèvres lorsqu'elle reconnu la voix derrière elle. Ses mains se posèrent aussitôt sur l'objet qui était à présent posé sur son crâne et elle se retourna vivement, manquant de s'étaler sur le sol.
L'homme au cheveux vert se tenait devant elle. Enfin, le client était là, venait il réclamer la fin de show? Iuliana fut incapable de prononcer le moindre mot. Elle était presque sur le cul de voir un client l'aborder en dehors du club. Elle déglutit avec difficulté. Si elle refusait de terminer la danse, il la frapperait surement lui aussi. Elle se recula légèrement alors qu'il lui adressait la parole. Soit elle était devenu folle, soit la musique trop forte du club avait énormément baissé son audition. Elle cligna plusieurs fois des yeux avec un air ahuris. Le client s'excusait de ce qui lui arrivai mais après tout, Iulia avait choisit elle même sa vie. Pourquoi un italien puant l'argent allait la prendre en compassion?

L'italien se présenta, ce n'est qu'à ce moment là qu'elle remarqua qu'il lui tendait ses clopes. Elle prit le paquet rapidement, un peu à la manière d'un animal sauvage. Elle se jeta dessus comme une droguée en manque et s'en alluma une. Elle expulsa la fumée de ses poumon dans un soupire de bien être, fermant les yeux pendant un instant. Elle en oublia presque la présence du client. La jeune femme retira le chapeau qui trônait fière sur ses cheveux blonds et le déposa sur le crâne du client. Il s'appelait donc Vittorino Capone. Son nom résonnait dans l'esprit de Iuliana comme une odeur de lasagnes restait en suspend dans l'air. Elle plongea ses yeux bleus glacier dans ceux de Monsieur Capone. Elle se surprit à détailler le visage de son interlocuteur. Il était beau et elle crevait d'envie de s'effondrer dans ses bras, se laissant aller, pleurant ses malheurs et le laissant la consoler comme s'il était son prince charmant venu la sauver de sa misérable vie. Depuis quand les princes charmants étaient ils des clients? Et depuis quand les danseuses de permettaient de tels sentiments envers un client? Elle se rendait compte que la danse avait eu un effet secondaire sur elle, la rendait irrésistiblement attirée par l'inconnu qui n'était plus vraiment un inconnu, vu qu'il lui avait donné son prénom. Iuliana se détourna et commença à s'éloigner de Vittorino à grands pas. Elle poussa un profond soupire puis revint sur ses pas aussitôt, un sourire sur le visage. Elle devait être folle pour continuer à raccourcir la distance entre elle et Vittorino. Elle se gratta le nez avec son pouce, d'un air songeur.


-Ecoutez... C'est très gentil à vous pour les cigarettes. Mais euh... Hum... Comment dire. J'aimerais éviter qu'on me prenne en pitié. Pauvre petite, elle se fait maltraiter par son patron, elle fait un boulot qui ne l'avantage guère. Tout ça, gardez le pour une autre. Je ne suis pas le genre de fille qui va se mettre à pleurer et à jouer les filles malheureuse pour vous attendrir. J'ai fais ce que vous m'aviez demandé, vous n'avez même pas eu à payer en plus! G... Gardez votre discourt pour vous, je n'ai besoin de personne pour me sortir de la, je m'y suis mise toute seule alors je m'en sortirait bien seule...

Plus elle avançait dans son discourt, plus sa voix tremblait, venant s'accentuer par des larmes qui roulèrent le longs de ses joues. Le fait de parler comme ça, avait eu pour effet de l'empêcher de se retenir de pleurer et de continuer à se montrer forte. Elle s’efforça de redresser la tête et essuya les larmes qui striaient ses joues d'une main rageuse. Elle tourna les talons et s'éloignant de l'italien, forcé de penser que maintenant, il se moquerait d'elle. Elle ne savait pas alors qu'à cet instant même, elle venait de montrer des signes de faiblesses devant un homme qui était non seulement le parrain de la mafia mais aussi le propriétaire de la voiture. Fumant sa clope d'un air blasé, elle repassa la soirée dans son esprit. Elle avait foiré une danse, c'était faite jeter dehors après s'être fait insultée. Elle avait rampé comme une grosse cruche jusqu'à en arriver à un point de non retour. L'envie soudaine de mourir lui traversa l'esprit. Spik serait seul, elle ne pouvait pas abandonner son chien. Elle s'arrêta un instant puis se retourna pour détailler l'homme. Il puait la richesse, ça lui crevait les yeux et ça la rendait malheureuse. Comment un homme de son genre pouvait s'intéresser à la jeune fille des bas quartier qu'elle était? Pleurant discrètement, elle lui adressa un dernier regard, un dernier signe de tête puis s'enfonça dans la pluie et la noirceur nocturne que les réverbères crevaient par moment. Elle rabattit sa capuche sur ses cheveux ruisselants et jeta son mégot. Glissant ses mains dans ses poches, elle marchait assez lentement. Lentement pour ne pas se presser de rentrer et assez vite pour ne pas se laisser rattraper par l'italien.
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Mar 28 Sep - 20:57

Il pleut. Une pluie abondante même. À se demander si cette pluie est unique ou si elle est présente dans le coeur de certaines personnes à cet instant précis. La tristesse fait partie des sentiments que l'homme a su développer au fil de l'évolution de la race humaine mais, étrangement, jamais se sentiment n'eut une si grande importance dans la vie de l'Italien.
Après s'être présenté, il laissa la jeune femme reprendre ses cigarettes en lui adressant un petit sourire, le visage légèrement peiné de ne pas pouvoir lui être d'une plus grande utilité. Il avait l'impression, par ailleurs, qu'elle ne le prenait pas forcement au sérieux. Enfin, il ne pouvait pas lui en vouloir : elle a du en voir des vertes et des pas mures, surtout si un membre de sa famille s'est fait tuer de manière si affreuse pour une jeune femme.
Le viol. Voilà quelque chose qui n'accepterais en aucun cas, quelque soit la victime, son sexe, son age et sa mentalité. Oser profiter du corps d'un individu sans son consentement, voilà une chose ignoble que l'italien aimerait retirer de la tête de chacune des personnes qu'ils rencontrent. D'ailleurs, il n'a pas hésité à tuer un de ses sbires, ayant violé une femme lors d'un rafle contre un laboratoire d'Imperium il y a deux ans. Quel carnage. Il est sur que personne ne refera cette erreur d'ailleurs.
Sentant son chapeau revenir sur sa tête par un petit mouvement gracieux de la part de la demoiselle, il n'arrivait cependant pas à quitter des yeux le visage de la demoiselle. Elle était si belle malgré tout se qu'elle avait subie en cette soirée peu sympathique pour la strip teaseuse. Elle avait de si jolis yeux bleus, contraste absolu avec les iris jaunâtres de l'italien mais qui, si les deux couleurs venaient à fusionner, donnerait le teint parfait de la chevelure de Vittorino. Un vert sombre. Celle ci lui tourna le dos, commençant à s'éloigner de lui avant de revenir, telle une chanson populaire. Mais est ce que l'amour est comme un refrain, nous glissant entre les doigts? Quoi qu'il en soit, elle se mit à lui adresser quelques mots, sa voix si douce à ses oreilles ne put l'empêcher de dessiner un sourire sur son visage, les yeux grand ouvert durant la totalité de son monologue.
Ne pas s'apitoyer sur le sort de celle ci. Voilà quelque chose qu'il ne serait faire : elle mériterai plus de considérations de la part de son employeur et devrai se faire des amis pour oublier le passé. Il pouvait sentir un tremblement dans la voix de celle ci au fur et à mesure qu'elle parlait, pleurant devant le jeune homme, simple client pour le moment dans son esprit.
Il l'a trouvé de plus de plus mignonne et sensible, loin de l'image de la parfaite rebelle dont elle avait su lui montrer toutes les facettes lors de son show. Laissant un visage impassible dont les paupières recouvraient les iris de serpent de l'individu, il ne dit point mot, les bruits d'impact de la pluie sur son parapluie rompant le charme de la scène. Mentalement, il aurait souhaiter la saisir contre lui, histoire de la consoler après toutes ses mésaventures mais, dans un sens, il avait peur de la réaction de celle ci.
Cherchant de nouveau son paquet de mouchoirs, il détourna son regard quelques instants de la demoiselle mais cela suffit pour que celle ci se mette à s'éloigner de l'italien, cherchant certainement à fuir le jeune homme et a passer une soirée en solitaire. Pestant contre lui même, il se mit à courir vers celle ci, la rattrapant à un endroit bien familier pour les deux protagonistes : la zone où la dame s'est pris une douche forcée par le conducteur de sa voiture. L'attrapant par le bras, il ne réfléchit pas à son action, criant un petit ''Attendez'' à la suite de celle ci.
C'est le visage légèrement rosi qu'il cessa son action, laissant le parapluie entre les deux protagonistes, les protégeant tout deux de la pluie.[i]

'' Je .. Vous ... enfin, je ne souhaite pas vous gêner, loin de là cette idée. Je me disais que, puisque nous sommes seuls vous et moi ce soir, autant essayer de passer la soirée ensemble. C'est la première fois que je viens ici et je ne pense pas que votre patron apprécierait de me revoir dans son établissement, vous n'aurez plus à danser pour moi ... ça fera un vicelard en moins là bas ...''

[i]Un parrain de la mafia qui bafouille de honte devant une demoiselle, voilà quelque chose de peu commun dans ce monde. Il respira un grand coup, se laissant aller l'espace d'un instant et reprit la demoiselle par la main, approchant celle ci de sa bouche pour effectuer un baise main en toute courtoisie.


'' Pourrais je connaître votre nom lady ? J'aimerais ne pas mourir ignorant et sans connaître le nom de l'ange qui me fait face ♥ ''

Lui adressant un sourire tout se qu'il y a de radieux, il fixa les iris bleus de la demoiselle, relâchant sa main et l'étreinte qu'il effectuait sur celle ci avec ses doigts. Faisait il vraiment les bon choix ce soir ? Il n'en savait rien, il voulait juste passer un moment avec cette femme si charmante et qui a su, malgré un job peu glorieux, faire battre le coeur de pierre de l'italien au cheveux verts en cette soirée morose ... pour le moment ? ♥
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Mer 29 Sep - 16:08

Iuliana poussa un petit cri de surprise lorsqu'il la rattrapa. Elle faillit lui enfoncer son poing en pleine poire. Elle se rendit vite compte qu'il n'était pas là pour s'en prendre à elle. Elle détourna le regard, gênée par les paroles du jeune homme. Ils ne se connaissaient pas, la pluie était glaciale, il faisait nuit et de plus, elle était habillée de façon si courte qu'elle était en train de songer à rapidement rentrer au chaud pour ne pas tomber malade. Et voilà qu'il lui proposait de passer la soirée ensemble. Enfin vu l'heure, ils étaient partis pour passer la nuit ensemble, sans mauvais jeu de mot. Iuliana allait répondre mais il lui prit la main et déposa un baiser sur le dos de celle ci. La jeune femme blonde écarquilla les yeux et sentit ses joues chauffées. Elle devait au moins être écarlate à ce moment là. Il rendit alors sa main et lui réclama son prénom. Bien évidemment qu'il le réclamait, il lui avait donné le sien.

Elle tremblait. De la pluie coulait à l'intérieur de son manteau. Elle était trempée et commençait réellement à avoir froid. Elle se perdit un instant dans ses pensées, s'imaginant emmitouflée dans une grosse couverture en laine, vautrée sur son canapé avec un bon thé irlandais entre les mains, humant délicatement la douce odeur qui s'élevait de la tasse.
Un goutte de pluie glaciale s'écrasa sur le nez de la jeune fille, le vent commençait à souffler. Elle reporta son attention sur le jeune homme. Elle soupira, si elle voulait être au chaud, elle sentait qu'il fallait qu'elle supporte la présence de l'italien. Bien que très sexy et très attirant, elle aurait préférer être seule chez elle. De plus, elle comptait prendre une douche, bon... c'est pas comme si elle ne se mettait jamais nue devant des inconnus. Mais dans le contexte du travail, elle s'en fichait un peu. Là, il s'agissait de sa vie privée. Tant pis, il le fallait pour sa santé actuelle.
Elle prit le bras de Vittorino et l'entraina avec elle dans les rues en déclarant.


Allons chez moi, j'ai froid... Mais n'allez pas imaginer quoi que ce soit, c'est pas parce que vous m'avez vue presque nue que je vais coucher la première fois.

Elle le traina à travers plusieurs petites rues sombres de Boston. Ainsi il n'était pas d'ici. Pas étonnant pour un italien. Alors qu'elle marchait à côté de lui en silence et assez vite, elle en profita pour le détailler du coin de l'oeil. Il était beaucoup plus grand qu'elle. Elle avait un petit faible pour son regard et la couleur de ses iris. Les yeux d'un serpent, elle les trouvait très beaux voire envoutant. Elle détourna le regard, se reportant sur la rue qu'il venait d'emprunter. Iuliana avait prit le soin de le regarder dans la salle de danse. Certes il puait le fric à plein nez, mais quelque chose la rendait un brin nerveuse. Elle se rappela soudain un documentaire animalier qu'elle avait vu. Sur les serpents. De vils créatures, sournoises mais si belles et attirantes. L'italien était un serpent. Et elle qui était elle? La proie? Le prédateur? Sortant de ses pensées, elle sortit son trousseau de clés remplit de porte-clé irlandais, un trèfle, une petite canette de guinness, un leprechaun.
Elle ouvrit la porte d'entrée de l'immeuble miteux où elle vivait. La pluie avait réussi à s'infiltrer dans l'entrée. La porte claqua derrière l'italien. Iuliana tenta d'allumer la lumière et soupira en s'apercevant que le mauvais temps avait encore fait sauter les plombs de la cage d'escalier. Elle vivait au troisième et serait condamner à monter les escaliers en bois grinçant à pieds. Montant sur la pointe des pieds, elle avait déjà oublier qu'elle était avec un invité. C'est lorsque le bois craqua dans son dos qu'elle se souvint qu'elle était accompagné par un beau jeune homme qu'elle ne connaissait pas. Elle se parla à elle même en pensées, se disant que ce n'était pas du tout son genre de ramener des inconnus et encore moins des clients, chez elle.
Ils arrivèrent enfin devant sa porte d'entrée. Le drapeau irlandais barrait la porte de haut en bas. Elle dégagea un pan du drapeau et ouvrit sa porte tandis qu'un chien semblait couiner de l'autre côté. Lorsque la porte s'ouvrit sur le petit appartement joliment décoré, un énorme berger allemand lui sauta dessus faisant presque sa taille lorsqu'il se mit debout contre elle. Iuliana peina à se maintenir debout et flatta le chien en déposant des bisous sur son museau et en le caressant affectueusement. Une douce odeur de cannelle et de parfum féminin s'échappa de l'appartement. Elle fit entrer Vitto et referma la porte derrière elle. L'appartement n'était pas très grand, comportant que deux pièces. La cuisine était du salon par un mini bar dont deux tabouret trainaient devant. Le bois était un matériaux très présent. Le sol en revanche était fait de moquette. Le salon avait des murs ocres, avec pleins de tableaux exotiques. Des photos de familles trainaient un peu partout. Beaucoup de plantes et d'immenses fenêtres. L'appartement contrastait avec l'immeuble. L'endroit était confiné, chaleureux, accueillant.


Enlevez vos chaussures, s'il vous plait, et installez vous. J'ai que de la Guinness à boire, je suis désolée. Sinon j'ai du thé irlandais. C'est à vous de voir. Il doit me rester quelque chose à manger aussi. J'ai de la glace à la cannelle ou au melon, je dois avoir framboise aussi. Sinon, je peux vous faire réchauffer quelque chose si vous avez envie de quelque chose de chaud.

Tout en parlant, elle retira son blouson en cuir et le pendit dans un placard de l'entrée. Elle retira ses bottes et rangea avec précaution dans leur boite. La voilà qui venait de perdre dix centimètres en taille. Elle était encore plus petite que prévu. Elle courut jusqu'à la salle de bain et revint avec une serviette sur la tête et une autre qu'elle déposa sur son canapé. La télé fonctionnait toujours, donnant des images sur la reproduction des fauves d'Afrique. Elle attrapa un prospectus qui était plié sur le mini bar qui séparait la cuisine du salon.

Tenez, vous pourrez vous sécher un peu. On peut aussi commander japonais, j'adore les sushis et ils livrent toute la nuit.

Elle se planta dans sa cuisine, remplissant une bouilloire antique et la déposa sur sa plaque électrique. Elle sortit deux tasses et prépara le thé. Même s'il ne réclamait pas ça, Iuliana se disait qu'un bon thé chaud lui ferait autant de bien qu'à elle. Spik, le berger allemand avait déjà la truffe collée contre les vêtements du jeune homme, Iuliana jeta un coup d'oeil à son chien avant de rire légèrement. Elle s'avança et le tira par le collier pour qu'il cesse de coller l'invité.

Je suis désolée, il a tendance à fourrer sa truffe sur tout le monde. Au fait, je m'appelle Iuliana.

Le changement était flagrant. Dehors c'était une fille froide et nerveuse. Au club c'était une fille arrogante, vulgaire et effrontée. Mais chez elle, c'était la douceur et la gentillesse pure. Elle gardait un sourire collé sur son visage en fixant son chien qui continuait d'humer l'air en direction de Vittorion. Elle tourna les talons, étant toujours pieds nus, et retourna dans sa cuisine lorsque la bouilloire se mit à siffler. Servant le thé, elle se mit à fredonner doucement. Puis elle revint dans le salon et déposa les deux tasses sur la petite table basse.

C'est du thé irlandais. C'est juste un mélange de thés noirs. Rassurez vous, je ne vais pas vous empoisonner ou autre.

Une question brulait les lèvres de la jeune fille et elle ne se gêna pas pour la lui poser.

Vous êtes de la mafia n'est ce pas? Peu d'italien atterrissent dans les clubs de striptease, surtout s'ils ne sont pas de Boston. Dites moi... Qu'est ce que vous foutiez dans le club? C'est pas un endroit que vous fréquentés souvent... et ne me mentez pas, je sais reconnaître les habitués de ceux qui n'aiment pas ce genre d'endroit.
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Ven 1 Oct - 18:55

Cette pluie insoutenable qui ne cessait de déverser ses torrents d'eaux sur les rues sombres et peu animées de la ville de Boston n'aidait pas véritablement à détendre l'atmosphère. Et pourtant, l'italien essayait d'afficher un sourire mi charmeur mi heureux, voulant montrer à la demoiselle irlandaise qu'il n'était pas un mauvais bougre, qu'elle n'avait rien à craindre de lui. Bien au contraire, il a envie de la protéger de cette condition des plus désastreuse dans laquelle elle vit. D'ailleurs, c'est indirectement se qu'il a fait en apportant une belle menace sur son patron tout à l'heure : il reviendra certainement au club, vérifiant que celui ci n'avait rien fait à la jeune femme et verra avec ses amis irlandais si ils ne peuvent pas mettre la demoiselle sous protection indirecte.
Un frisson lui parcourut le corps quand celle ci lui saisit son bras. Pour une surprise, c'est une surprise. Aprés tout, ils ne se connaissent pas plus que cela et, mise à part l'avoir presque vu nue et avoir entendu le patron de celle ci parler de sa soeur, il ignorait encore beaucoup de choses sur la demoiselle. Il se laissa entraîner dans les rues sombres et sinueuses de la ville. Les paroles de la demoiselle lui firent arracher un sourire et un petit rire à ses lèvres : il ne souhaitait absolument rien d'elle, simplement la connaître et s'assurer qu'elle allait bien après l'agression qu'elle a subit de la part des employés du bar à hôtesses et boite de strip tease. Il fixa la demoiselle avec ses yeux jaunes de reptile et laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres:


'' Loin de là cette idée charmante demoiselle. Mais je suis heureux de voir que vous vous portez plutôt bien après tout ces agitations ... ''

Et il suivit la demoiselle, bras dessus, bras dessous, dans les rues sombres de Boston. Une ville qui lui était parfaitement inconnue et essayait de ne pas trop la fixer même si il lui était difficile de ne pas regarder ce joli visage et de se concentrer sur la route. Cependant, malgré ses tentatives pour ne pas trop la regarder, il finit par avoir son regard plongé dans celui de la demoiselle et il finit par s'y perdre. Comment le personnage vicieux qu'il est censé être, le grand don de la branche du serpent de la Cosa notra, pouvait devenir sensible à une demoiselle travaillant comme danseuse de charme dans une boite de péchés ? Une question dont il se moquait éperdument de la réponse : il savait que cette femme avait un certain pouvoir sur lui et, mise à part celle qui l'avait élevée, jamais une autre femme n'avait su mettre le jeune rital dans ce genre d'émotion. Il détourna assez vite le regard, le visage rosit et essaya de meumeumer un air connu à notre époque mais dont on ne dira pas le titre car l'auteur de ce RP n'en a absolument pas la moindre idée, c'est vous dire le sérieux de cette personne. Enfin, ça ressemble à du Micheal Jackson quand même, proche de l'air de Smooth Criminal dont il fit bouger l'une des épaules en rythme.
Les voici en bas d'un hôtel crasseux, dont les portes ne s'ouvrent qu'à l'aide d'une clef, montrant que certains bâtiments était encore inadapté à la modernité et qu'ils avaient survécu à la crise économique suite à cette explosion nucléaire il y a fort longtemps. En regardant le trousseau de clef de la demoiselle, il remarqua la présences de quelques symboles typiquement irlandais. Il en déduit, donc, que la demoiselle devait appartenir à la famille de ces congénères européens, habitué à un temps plus froid que l'italien sicilien. Le bâtiment était tout sauf accueillant de nuit, l'allure et le grincement des marche pouvait en faire trembler plus d'un lors de la montée des escaliers. D'ailleurs, la demoiselle fut surprise d'entendre le bruit de pas de Vitto, qui venait juste de ranger son parapluie trempé dans sa poche de manteau. L'italien rosit légèrement et s'excusa d'un signe de tête, tout gêné d'avoir fait peur à la belle irlandaise aux yeux bleus. Sa petite taille l'a rendait charmante d'ailleurs et il s'avança prés d'elle pour arriver enfin devant l'appartement, joliment décoré par le drapeau irlandais. Comment ne pas constater qu'elle était irlandaise de ce fait. Enfin, il entendit des couinements, un chien vivrait donc avec la demoiselle. Elle aime donc les animaux ? Ça peut être intéressant pour la suite de la soirée.
L'appartement était très petit pour quelqu'un habitué au luxe et à la vie de château. Mais il suffisait à vivre dans ce monde, comportant deux pièces importante et visible pour l'italien. Chambre salle de bain et Salon cuisine salle à manger. Enfin, la demoiselle se mit à faire tellement d'actions qu'il était lui même perdu dans les discours de celle ci.
La première chose qu'on lui demanda fut de retirer ses chaussures, chose normale vous allez dire vu le temps exécrable dehors. Il crut même entendre un éclair qui, malheureusement, passa au dessus de la bande son du magnifique reportage sur l'accouplement des grands fauves africains. En parlant de fauves, voici que le chien commence à poser sa truffe sur le pantalon de Vittorino. Fort heureusement, il aime bien les toutous et posa sa main sur la tête de celui ci, lui administrant quelques caresses tout en retirant manteau et chapeau qu'il posa sur le porte manteau, place adapté pour ce genre de vêtement, évidemment. Il reçu une serviette de la part de la demoiselle pour se sécher et lui proposa diverses boissons et collations qui lui était disponible. Elle lui proposa même de commander japonais. Les sushis, voilà bien un repas qu'il n'avait pas mangé depuis longtemps : les réunions avec les Yakuza se faisaient de plus en plus rare ces temps ci et ça lui manquait. D'ailleurs, il s'imagina la demoiselle radieuse qui lui faisait face dans une tenue de Geisha. Enfin, il fut étonné de découvrir une femme souriante et plus chaleureuse dans son intimité qu'à l'extérieur. Elle jouait donc un rôle, comme lui en joue un lorsqu'il doit gérer la mafia d'une poigne de fer. Si leurs conditions de vies sont différentes, ils partagent tout deux ce point commun. Il fixa la demoiselle dans les yeux, après s'être passé un coup de serviette sur le visage puis elle partie faire le thé, sans attendre une réponse de l'italien, jugeant cette réponse non nécessaire à tous les coups.
Elle revient avec les tasses de thé et, contre toute attente, elle posa une question que Vittorino n'aimait pas répondre. La mafia italienne. Son job. Son rôle de tyran italien. Sa notoriété de bad boy capable de faire frémir quelques agents d'Imperium. Enfin, vu le bordel qu'il avait fait après l'action du grassouillet qui servait de patron à la demoiselle, celui ci allait certainement interdire l'accée de son établissement à Vittorino pour délit et car il s'était révélé comme le parrain de la mafia sur celui ci. Il prit une gorgée de thé et posa la tasse sur la table en soupirant.


'' Vous êtes perspicace Iuliana. En même temps, les irlandais ont toujours su me surprendre sur leurs sens de déduction. En effet, je fais parti de la Cosa Notra et j'en suis leur chef. Vous avez donc un des criminel qu'Imperium recherche sous votre toit. Enfin, je vous remercie pour l'hospitalité, vous n'étiez pas obligée. Quand à ma présence dans l'établissement, ce n'est que par un curieux hasard mais je recherche des endroits que je pourrais exploiter pour le commerce de la famille. Mais j'avoue que la tenue de l'écolière m'a donné envie d'essayer. C'était le premier show de ce genre que je voyais en vrai. Enfin, je ne suis pas mécontent de vous avoir rencontrer, loin de moi cette idée...''

Il caressa la tête du chien et rigola légèrement, regardant autour de lui avant de fixer les yeux de la demoiselle avec ses yeux de serpents. Elle était si belle qu'il aurait voulu la câliner dans ses bras mais cela serait trop précipiter les choses. Et puis, pas sur qu'une femme ne veuille câliner un homme dont le sang de ses congénères coulent sur ses doigts. Il prit une autre gorgée de thé, le trouvant délicieux pour un thé irlandais.

'' Bon thé. '' Il posa la tasse et passa sa main dans ses cheveux, fixant la demoiselle : '' Vous êtes bien différente dans votre foyer qu'à l'extérieur. Il est agréable de voir ce contraste d'ailleurs, cela prouve que l'on peut se tromper sur les gens.''

Il deposa son regard sur le chien quelques instants et laissa un sourire se dessiner à nouveau sur son visage de jeune homme, prenant la brochure dans ses mains.

'' Je vous paye des sushis donc ? C'est la moindre des choses pour vous remercier de votre hospitalité, jeune Mc Garden. Par ailleurs, pourrais je connaître le nom de votre compagnon à quatre pattes ? Il me semble relativement gentil avec les inconnus, c'est rare pour un chien. Enfin, je parle beaucoup pour un Italien et je m'en excuse d'avance, faite comme si je n'étais pas là si vous avez besoin de vous détendre aussi, je n'ai pas envie de passer pour un boulet à vos yeux. ''
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Iuliana McGarden
Membre de la famille MacMahon
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Ven 1 Oct - 22:27

Iuliana ne l'avait pas lâcher des yeux durant tout le temps qu'il avait parlé. Sacré italien. Elle souriait bêtement en buvant ses paroles? Eh bien non, elle le fixait d'un air dubitatif. Elle poussa un long soupire et leva les yeux au plafond en l'entend évoquer son fantasme pour les écolières. Si puérile. Elle fit abstraction de cette révélation. Combien d'homme avaient des fantasmes ridicules? De toute manière, s'ils n'en n'avaient pas, elle n'aurait pas de job. Elle soupira et n'écouta pas la suite. Juste restait dans son esprit que l'Impérium le recherchait. Elle songea un instant à le dénoncer en douce, histoire de se faire un bon paquet de tunes. Mais elle n'était pas aussi vile que ça. Vitto lui faisait confiance, un peu trop à son goût. Elle aurait pu lui faire une crasse n'importe quand. Le poignarder dans le dos, l'empoisonner, lui tendre une embuscade voir même le dénoncer à l'Impérium alors qu'il était chez elle. Vitto était un homme avec du coeur, mais il était naïf et bête. Il n'avait pas envisager qu'elle aurait pu le trahir d'un instant à l'autre. Heureusement pour lui, Iuliana était une fille avec une principe qu'elle ne voulait pas violer. La trahison était un mot banni de son vocabulaire et jamais elle ne trahirait quelqu'un. Même pas son meilleur ennemi. Elle avait subit les douleur du mensonge et de la trahison.
Elle se leva doucement et alla s'installer près de la fenêtre, l'ouvrant en grand. Elle délogea une cigarette de son paquet et l'alluma en fixant la pluie qui tombait devant un réverbère. Elle s'empara de son téléphone portable afin de commander les sushis. Une fois la commande passée, la jeune fille jeta son téléphone sur le canapé, près de Vitto. Elle reposa ses yeux sur la pluie. Le mot trahison résonnait dans son esprit comme un écho malsain.


Le chien s'appelle Spik...

Iuliana n'était pas le genre de fille à faire la moral, mais elle donnait souvent des conseils qu'on ne lui avait pas réclamé. Elle ne reverrait peut être pas Vitto après cette nuit là et elle ne souhaitait pas qu'il se fasse avoir. Au diable les politesse, Iuliana décida de la tutoyer.

Vitto... Tu ne devrais pas me dire ça, tu ne me connais pas. Je suis peut être une espionne de l'Impérium, auquel cas, tu es chez moi, mon chien est très bien dressé, il pourrait t'empêcher de sortir. J'ai peut être mis un somnifère dans ton thé et prévenu mes supérieurs de ta présence ici... Dans quelques secondes tu pourrais être plongé dans un profond sommeil et te réveiller quelques heures plus tard attachés sur une chaise avec un bourreau en face de toi.

Elle tourna ses yeux bleus vers lui, très sérieuse. Sa voix s'éleva comme si elle l'engueulait.

Tu es vraiment le dernier des crétins, tu te jettes sur une pauvre fille que tu crois sans défense sous prétexte qu'elle a un boulot de merde et qu'elle semble malheureuse. Mais tu n'es pas chez toi, tu ne réfléchis pas aux actes que tu entreprends!! J'aurais pu te tuer des dizaines de fois!! Dans la rue, j'aurais pu te tirer dans le dos ou te poignarder!! Dans les escaliers de l'immeuble tu aurais pu subir une embuscade!! Et le pire c'est que je t'offre un thé et tu ne t'inquiètes même pas de savoir si il est empoisonner ou non!!

Elle se leva alors qu'elle venait de jeter son mégot par la fenêtre. Sa voix se fit plus douce.

Bordel mais pour un parrain de la mafia tu n'es pas très prudent tu sais!! Où sont tes sbires? Ceux qui sont censé te protéger? Ils auraient du te retenir de venir vers moi... Je... Je suis désolée de te parler comme ça, mais tu devrais apprendre à te méfier. Tu n'es pas n'importe qui après tout... C'est ce que je fais la plupart du temps. Je ne méfie pas de toi, car en étant sur la défensive, tu n'as pas agis avec moi de la même manière qu'un autre. Tu es plus calme, plus doux, plus chaleureux. Ton sourire a eu le don de réchauffer mon coeur. J'ai un principe que je ne veux pas briser, c'est que je n'aime pas la trahison, je ne trahis pas quelqu'un qui me fais confiance, encore moins si c'est un membre de ma famille.

Elle revint s'installer en face de lui, croisant les jambes sous la petite table basse.

Je me fiche de savoir ce que tu faisais au club, je veux simplement pas qu'on m'utilise pour une quelconque affaire de mafia. Quandt à mon comportement chez moi, il change car ici, je suis en territoire irlandais. Pas juste la ville des irlandais. Je suis dans mon pays, loin des États-Unis. Je suis en Irlande, et je me sens apaisée. TU n'as pas les manières d'un italien, tu es loin d'être macho et grossier. Je pense que tu me cache tes véritables origines. Pourquoi? J'en sais rien, mais c'est ton choix, je ne te forcerais pas à tout me révéler...

Elle se mit à rire doucement.

Et rassures toi, tu n'es pas un boulet à mes yeux, je te trouve plutôt charmant et je suis charmer de te rencontrer!!!

Comme si elle venait de se rendre compte de se paroles, elle se mit à rougir fortement et se leva en cessant de rire. Elle se dirigea dans la cuisine et s'appuya sur le rebord de l'évier pour marmonner même si elle savait que Vitto pouvait l'apercevoir depuis le canapé, lévier se trouvant juste derrière le mini bar, qui lui même se trouvait en face du canapé.

Idiote! Qu'est ce que tu racontes! C'est un client à la base! Tu as dansé nue devant lui et voilà que tu le drague ouvertement...

Elle poussa un long soupire de désespoir. Elle se trouvait ridicule ce soir à dévoiler ses sentiments pour un crétin d'italien bavard qui avait trop de charme à ses yeux. En plus Spik semblait bien l'aimer. Iuliana tenta de se rappeler combien d'homme qui avaient défilés dans son appartement, n'étaient pas repartit avec une morsure. Elle poussa un gros soupire en se rendant compte que Spik n'aimait pas les hommes qui Iulia avait l'habitude de fréquenter. Et si le destin avait tourné et qu'elle était enfin tombé sur son âme soeur ou sur une perle rare que Spik appréciait des les premier contact. Iuliana se frappa le front du plat de la main.

Arrête de vivre dans tes putain de contes de fées, idiote d'irlandaise!!! Le destin n'existe pas!!!
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 3 Oct - 18:35

Elle fume a nouveau.
Une réaction étrange de la part du jeune homme d'ailleurs, il en va s'en dire. Il savait bien que la jeune femme fumait : elle s'était d'ailleurs présentée avec une clope à la main lors de sa danse charnelle au club tout à l'heure. Et dire qu'elle était bien différente de tous à l'heure d'ailleurs. Plus calme, plus sereine, plus belle. Plus belle ? Comment ça ? Elle n'a pas forcement changé d'un poil depuis tous à l'heure, simplement montrée plus sympathique avec l'italien. Alors pourquoi la trouver plus belle ? Son coeur battait anormalement à sa présence certes, mais peut on appeler cela un coup de foudre ? Non, il ne pense pas à ça, pas plus à autre chose. Mais le destin pouvait il exister dans ce monde ? Il est vrai que cette donne pouvait très vite inverser les intentions de chaque individu, quelle soit bonne ou mauvaise. Ce destin pouvait se montrer fort intéressant dans le cadre de rencontre tout comme il pouvait se montrer fort contraignant dans le cas de graves maladies pouvant revenir à la charge. Enfin, dans notre cas, ce destin lui permit de rencontrer Iuliana McGarden, jeune irlandaise de vingt ans d'âge et strip teaseuse dans une boite peu fréquentable avec un patron des plus grossier.

Appuyée contre le rebord de la fenêtre et, ceux, malgré la forte pluie de cette soirée, elle fumait tranquillement sa cigarette tout en informant l'italien sur le nom de son compagnon à quatre pattes. Spik ? Drôle de nom mais cela lui allait bien. Il fixa donc Spik l'espace de quelques instants et caressa la tête de celui ci, aimant bien les poils doux du berger allemand. C'est alors qu'un petit changement de ton se fit voir face à celui ci. Il sentit le regard de la belle se poser sur lui. Elle commença à l'interpeller, oubliant la politesse en tutoyant le parrain de la mafia. Un homme se serait déjà prit une balle dans la tête pour ce genre de choses. Celle lui lui annonça qu'il ne devait pas tenir des propos de ce genre et que, elle aurait très bien pu être un membre d'Imperium dont elle aurait profiter de la visite de l'italien pour le capturer et se faire l'argent nécessaire à la faire sortir de ce merdier dans lequel elle est. Elle n'avait pas tord, il avait baisser sa garde face à la demoiselle et, cela, il ne savait pas l'expliquer, du moins pas encore. Il cessa les caresses sur le compagnon à quatre pattes de la jeune irlandaise et fixa celle ci avec envie. Pas une envie sexuelle mais une envie de mieux connaître ce discours. Jamais une femme ne lui avait parlé de la sorte, ni même un homme, et cela lui plaisait. Les jambes croisés sur le canapé, les paupières ouverte révélant son regard de reptile et un visage totalement neutre, il se contenta de la regarder sans autre forme de procès.
Elle éleva la voix, le traitant de crétin. Drôle, il se voyait bien comme un petit rigolo quand il connaît la dernière blague à la mode mais de là a l'appeler crétin, il y a des limites quand même dans ce monde étrange post-apocalyptique. Elle lui annonça qu'elle aurait pu le tuer des dizaines de fois dans la rue ou chez elle et que, à aucun moment, l'italien ne s'était montré méfiant. Cela a eu le don de faire rire le jeune homme. Si seulement elle savait. Dans ses manches sont conservé ses lames et, vu la distance, la moindre tentative d'une attaque quelconque se serait terminée par la mort de la demoiselle mais, étrangement, savoir cette jeune femme mourante ne lui plaisait pas et il chassa vite cette idée de sa tête de mafieux.
Iuliana calma ses ardeurs au niveau de sa voix, soupirant presque pendant son monologue. A croire que l'italien au cheveux verts ne lui montrait de véritables signes d'inquiétudes. Elle lui parla de méfiances, de savoir rester sur la défensive et, dans la catégorie amusement, parla de la réaction que se devait d'avoir ses hommes vis à vis de cette scène. Bien au contraire, si le parrain n'avait pas été voir la jeune femme, ses deux compagnons lui auraient donnés un coup de pieds dans le postérieur pour qu'il aille la réconforter. Que voulez vous ? Ses gars connaissent bien Vittorino et son comportement vis à vis des jeunes demoiselles. Mais une chose fit battre son coeur anormalement et, ceux, une nouvelle fois : elle le complimenta concernant son sourire. Il a su lui réchauffer son coeur de jeune femme. Le visage rosi, il se détourna d'elle quelques instants en perdant ce regard de serpent. Il se serrait bien donné des claques mais pas sur que ça passe bien devant elle. Il prit une gorgée de thé pour reprendre ses esprits et la fixa de nouveau, essayant de garder son sang froid habituel.
Elle vient s'installer en face de lui, les jambes croisées. Il posa son regard dans les yeux de la demoiselle, cherchant à lire dans ses esprits avec ce regard de reptiles à sang froid et rampant dont on le compare la majeure partie du temps. Elle lui parla de son appartement. Le territoire irlandais, l'Irlande, voilà des choses qu'il ne peut comprendre en étant italien. Pourtant, le mal du pays, il connaît bien. Il a même l'impression de ne pas être chez lui alors qu'il n'a connu que l'Amérique a travers la ville de Chicago et le pays natal de sa mère et de son père : l'Italie of corse. Il soupire légèrement, elle n'avait pas tord sur un point et peut la comprendre. Dans tous les cas, elle ne l'aurait jamais utilisée pour faire ses transactions mafieuses et puis, le bar ne l'intéressait plus. Peut être sa démolition mais pas sur qu'il puisse reposer ses pieds prés de l'établissement pour l'instant. Elle lui parla ensuite des choses éventuelles qu'il pourrait lui cacher. Elle s'attendait à quoi ? Voir un italien macho sur les bords ? Ce n'est pas l'éducation que sa mère lui a donné, la seule à s'être intéressé au jeune homme dans la vie par ailleurs. Et puis, il était loin d'être un italien à cent pour cent. En effet, il s'agit d'un métisse entre l'Italie et le Japon. Donc son comportement envers les femmes se voyaient fortement altéré. Enfin, dans la section rougissons de plaisir face à des paroles que l'on juge douce, celle ci lui affirme qu'il était plutôt charmant et qu'elle était contente de l'avoir rencontrée. Mon dieu, le voici rouge comme une pivoine et désespère de ne pas avoir son chapeau a porté de main pour le poser sur ce visage. Enfin, elle aussi se mit à rougir et se leva pour aller dans la cuisine, marmonner des choses plus ou moins compréhensible.

Vittorino était perdu dans ses pensées. Alors qu'il s'en était pris plein la tronche, les seules choses qu'il retenu de ce monologues furent les paroles douces de la demoiselle. Il soupire, affalé sur la canapé en oubliant toute forme de politesses sur le coups. Il ne savait pas comment réagir. Cela lui semblait étrange d'ailleurs. Cette femme... C'est sur, il éprouve quelques chose pour elle. Mais quoi ? Une amitié forte ? De l'amour ? De la sympathie ? Il ne le sait pas. Il veut simplement se sentir soumis dans ses bras. C'est tout pour le moment.
Il caressa la tête du berger allemand et soupire une nouvelle fois, prenant enfin la parole.


'' Tu as raison. Je ne suis pas le plus prudent des italiens. Je ne me méfie jamais des femmes, c'est dans mon éducation et ma nature. Je ne sais pas comment te l'expliquer mais je ne serais jamais me méfier d'une femme. C'est certainement cela qui me perdra...''

Il prit un temps d'arrêt et rosit, se levant du canapé pour fixer la demoiselle dans la cuisine.

'' Mais merci ... tes paroles m'ont réchauffé mon coeur de prédateur à sang froid. C'est bien la première fois qu'une personne est capable d'un tel acte. ''

Il rosit de plus belle, se grattant la gorge et se sentant mal à l'aise devant la jeune femme. Merde. Où est passé le célèbre Vittorino qui jouait avec les sentiments des dames pour obtenir se qu'il voulait ? Voilà qu'il passe pour un être sans de véritables motivations. Enfin, il lui fallait un sujet de conversation sinon il allait s'engouffrer dans la bêtise humaine, cherchant ses mots et passant pour le derniers des imbeciles. Il regarda une des photos de familles de la demoiselle et soupire. Parler de la famille n'allait pas forcement être un bon sujet de conversations, surtout du peu qu'il avait entendu sur le destin de la soeur aînée de la demoiselle. Il prit le risque, ramassant la photo et la posant sur le minibar.

'' C'est votre soeur à coté de vous ? Vous avez de nombreux points communs physiquement... Mais je peut comprendre que vous ne voulez pas en parler hein. Et me revoila en train de te vouvoyer... Je vais finir par croire que tu me fait perdre la tête ''

Il rigola légèrement avant de reprendre un air sérieux

'' On se commande des sushis pour le dîner ? '' Le coupon entre les mains et prêt à sortir son téléphone histoire de ne pas passer pour un imbécile une nouvelle fois.
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Iuliana McGarden
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 3 Oct - 22:46

Bon, l'italien venait de faire passer Iuliana pour la reine des imbéciles. En effet, c'était le parrain de la mafia. Que pouvait il craindre d'une idiote blonde dans le genre de Iuliana? Mais après tout, ce n'était pas pour ça qu'il ne s'était pas méfier d'elle. Simplement parce qu'elle était une femme. Les femmes sont pourtant fourbes, menteuses et manipulatrices. Iuliana le savait. Non pas pour être comme elle mais simplement parce qu'elle passait son temps avec ce genre de nanas. D'affreuses filles qui prenaient un malin plaisir à séduire un garçon un peu trop gentil et naïf et à les dépouiller sans le moindre remords. Iuliana répugnait ce genre de situation. Oh bien sur, elle avait eu des relations sans lendemain, un peu trop à son goût mais après tout , elle était jeune et se devait de profiter de sa jeunesse. Et ce profit devait passer par les plaisirs sexuels sans sentiments.
Bon, bien entendu, elle avait donné sa première fois au premier connard venu. Croyant l'aimer comme une folle, que le mariage serait proche alors qu'elle n'avait que quinze ans.

La voix de Vitto résonnait dans son dos. Elle se mit à rougir légèrement et esquissa un bref petit sourire à son évier lorsqu'il lui avoua que c'était la première fois qu'une fille lui réchauffait le coeur. Elle se redressa pour relever la tête et en se retournant, elle s’aperçut que l'italien l'avait rejoint dans
la cuisine. Son appartement était si petit qu'ils avaient trouvé le moyen de converser dans le plus petit des endroit. La cuisine. Elle s'aperçut que Vittorino avait déposé quelque chose sur le mini-bar. La photo d'elle, de sa soeur et de ses parents, peu avant leur disparition. Elle leva la main vers la photo et l'effleura du bout des doigts. Le jeune italien semblait s'intéresser à cet partie de sa vie. Peut être avait il entendu ce que son Patron avait osé mentionner devant les clients. Si elle avait envie d'en parler? Oui... Enfin, peut être. Elle n'en n'avait jamais à parler à personne. Même Spik qui lui servait d'épaule pour pleurer n'avait eut le droit à ses sentiments sur cet acte abominable. Elle reposa le cadre en soupirant doucement rougissant d'entendre qu'elle arrivait à faire perdre la tête à un homme comme Vitto. C'est alors que ce dernier proposa de commander les sushis. Iuliana ne put s'empêcher de rire et de le pousser jusqu'au canapé.


J'ai déjà commandé les sushis. Tu rêvassais quand je l'ai fais ou quoi??

Iuliana s'en foutait royalement de savoir qu'il était le parrain de la Mafia Italienne. Il aurait pu être le roi d'un pays conquis, il était chez elle. Et chez elle, il était juste un type quelconque avec qui parler. Enfin, pas si quelconque que ça. Elle trouvait vraiment de plus en plus attirant, se disant que la soirée se terminerait peut être dans son lit. Et après? Il serait un type parmi tant d'autre à avoir profiter des joies d'une partie de jambe en l'air avec une blonde sentimentale. Non, pour la première fois de sa vie Iuliana ne coucherait pas avec le premier crétin venu. Elle le laisserait languir histoire de voir jusqu'où il irait pour elle. Mais peut être qu'il ne voulait pas d'elle finalement... Iuliana soupira et s'installa sur son canapé, les jambes croisées en tailleur, le dos bien droit. Ses yeux se posèrent à nouveau sur la photo qui n'avait pas bougé du mini-bar. Sa soeur lui revint en mémoire. Elle tortillait nerveusement ses doigts et posa son regard sur Vitto, pivotant sur ses jambes pour finalement se retrouver assise en tailleur en travers du canapé.

Ecoute... C’est pas forcément facile à entendre et je te demande de ne pas me voir comme une pauvre malheureuse... Parce que c'est pas le cas.

Elle s'alluma une cigarette et se gratta le nez avec son pouce, hésitant encore sur la façon d'annoncer les choses sur son passé. Non pas qu'elle souhaite oublier ces moments de douleurs mais parce qu'il était temps qu'elle vive avec son présent et son futur. Sa famille était morte, elle était seule et abandonnée, ne connaissant pas grand monde dans cette ville. Heureusement, une main irlandaise remplie de générosité s'était alors tendue vers elle. Elle recracha une bouffé de fumée et adressa un faible sourire à Vittorino, les larmes pointant déjà au coin intérieur de ses yeux.

J'avais quatorze ans quand mes parents sont morts dans un accident de voiture. La communauté qui nous avait recueillie, ma soeur et moi, pensait que c'était l'oeuvre de l'Impérium. Moi, j'en sais rien, je pense que je ne veux pas savoir pourquoi ils sont mort. Enfin... Après leur mort on est resté un peu dans la communauté, le temps pour ma soeur de devenir majeure et de nous assumer toute les deux. Elle a donc trouvé un petit boulot dans le club où nous nous sommes rencontrés. Sauf qu'elle, elle était simplement serveuse. On avait décidé de se protéger mutuellement. Et Spik était là, le soir je l'accompagnait souvent au travail et je me levais le matin pour aller la chercher. Pour éviter les ennuis.

Elle fit une pause, écrasant sa clope dans le cendrier qui était posé sur la table basse. Elle se leva pour se servir une Guinness. Elle revint s'installer près de Vitto, buvant une gorgée de boire avant de lui tendre la canette.

Un soir, j'étais assez fatiguée et Alma a bien vu que je n'allais pas bien. La journée au lycée avait particulièrement était difficile étant donné que c'était le visite de l'établissement des parents d'élèves. Difficile pour moi de ne pas me sentir mal à l'aise au milieu de tout ces parents qui couvent leur progénitures comme s'ils allaient s'évaporer d'un instant à l'autre.

Elle esquissa un petit sourire pour masquer sa tristesse et les larmes qui commençaient à rouler le long de ses joues. Elle se passe une main dans les cheveux et soupira.

Donc, Alma avait accepté de partir travailler seule. Et je ne l'ai jamais revu. Un type l'a attrapé dans la rue et la violée et étranglée. Ma soeur ne savait pas se battre et était assez trouillarde. Quand j'étais petite, mon père m'a apprit à me servir d'un katana. Si j'avais été avec elle, peut être qu'elle serait toujours là...

Elle renifla et essuya ses joues doucement. Elle faisait de gros efforts pour ne pas éclater en sanglots devant l'italien. Pleurer devant des gens de sa famille était déjà bien pénible mais se montrer aussi faible face à un inconnu c'était vraiment débile. Elle sourit doucement à Vitto alors qu'on frappait à la porte.
Iuliana se leva pour ouvrir et tomba sur un asiatique fort sympathique, lui adressant un grand sourire. Iuliana paya les sushis et récupéra le sac. Elle referma la porte derrière elle, verrouillant celle ci comme si elle craignait que quelqu'un s'introduise chez elle. Elle revint s'installer vers Vitto, s'asseyant par mégarde sur la cuisse de celui ci. Elle s'excusa en riant et s'installa plus loin.


Voilà Vittorino, tu n'auras même pas à payer pour ça. Les trois quarts du repas m'ont été offert. Je suis bonne cliente chez eux. Voilà, pour vous l'italien, un repas typiquement Japonais! Sushis, Maki, Sashimi et même des Onigiris tout frais.

Elle déballe le tout sur la table basse et s'installe sur un coussin, par terre pour manger après être aller cherché une Guinness pour Vitto. Elle Lui adresse un sourire franc, chaleureux et remplie d’amitié, d’amour, bon ça, personne ne sait...

Bon appetit, l'italien!!
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Jeu 7 Oct - 22:42

Quel idiot cet italien.
A force de continuer la discussion avec la demoiselle, il finit par oublier une chose essentielle et qui, pourtant, est vitale pour tout individu bien portant : son estomac. Combien de personnes dans ce monde n'ont pas laissé les cris de leurs ventres résonner en allant chercher quelques chose à grignoter quelque soit l'heure ? Fort heureusement, le ventre de l'italien ne grogne pas mais il était sur que personne ne s'était occupé de la commande. Mais comble de la débilité suprême de sa part, il avait complètement oublié que la jeune demoiselle avait passé commande. C'est gêné et le visage rosit de honte que la demoiselle fit tomber l'italien, chef de la mafia de ce pays, sur le canapé. Le chien s'amusant à voir cette scène. A croise qu'il appréciait l'idée d'une autre relation maître maîtresse sur le coup. Regardant le chien en souriant, il vient à s'installer correctement sur le canapé, jambes croisées et ses mains posées sur ses genoux. Il regarda la demoiselle du coin de l'oeil et ne put s'empêcher de sourire bêtement. Oui. Il commence à trouver cette femme de plus en plus mignonne, quitte a paraître ridicule, autant exprimer librement ses pensées de manière gestuelle. Il caressa ses cheveux, fixant la demoiselle en rigolant légèrement :


'' Veuillez m'excuser, je ne m'en souvenais plus. Tu me fais vite perdre mes moyens il faut dire. ''

Bravo. Très bien cette phrase. Tu passes pour un con qui ne cache même pas l'idée même que cette femme puisse te plaire aussi bien mentalement que physiquement. Très malin. Enfin, l'heure n'était plus à la rigolade et il fixa la demoiselle sous une expression neutre lors du défilement de ses souvenirs et de son récit pas très joyeux a entendre. Posant délicatement sa main sur l'épaule de la demoiselle, histoire de lui montrer son soutien et pour qu'elle garde confiance en elle durant la totalité du récit.
Il respectera l'une des volonté de la demoiselle : ne pas la voir comme une petite malheureuse, jugeant que ce n'est pas le cas. Enfin, pour lui, elle reste une femme meurtrie par un passé certainement noir et obscur pour qu'elle soit devenue Strip Teaseuse. Enfin, des personnes vivent grâce à leurs corps mais bon, c'est pas forcement des exemples à suivre non plus. Ne parlons pas de stars pornos et autres prostituées de luxe faisant le buzz de certaines des revues osées que lie son bras droit Mike Dorcell. En même temps, paraît que les Dorcell ont ça dans le sang mais hors de questions qu'il tente un commerce de proxénètes dans la mafia italienne. Enfin, cela nous éloigne de l'histoire de la demoiselle.
Des parents tués dans un accident de voiture. Les irlandais mettant cela sur le dos d'Imperium. Il devrait se renseigner concernant les parents de celle ci alors : si ils se sont fait réellement tuer par le gouvernement, c'est qu'ils étaient en possession de données pouvant nuire à celle ci ou bien que, tout simplement, ils appartenaient aux réseaux de mafia irlandaise et que cela n'a pas plus de les voir gambader heureux en voiture à ce moment là. Le cas de l'alcool ou d'un accident banal n'est pas à exclure, un vieux préjugé dans le milieu disait que les irlandais avait tendance à tout mettre sur la faute du parti sans y réfléchir à deux fois, faisant d'eux les pires ennemi politique a avoir. Ça il s'en fichait pas mal pour tout avouer. Il regarda la demoiselle avec un sourire crispé et lui frotta l'épaule qu'il tenait, voyant un semblant de pleures sur le long de ses joues.
C'est toujours difficile d'en parler, il le savait très bien d'ailleurs. Peu de gens savent pour sa véritable nature de métisse et il fallait pas que certaines familles et membres italiens le savent, cela pourrait lui apporter emmerdes et problèmes pour la suite de ses opérations : devenir maître de ce monde. La fumée de la cigarette virevoltait dans la pièce avant que son point d'entrée ne soit écrasé dans le cendrier par les mains délicates de la demoiselle, prenant le temps de se lever pour chercher une boisson alcoolisée. Spik semblait donc avoir un certain age déjà si il se fiait à ses dire. Un bon cinq ans il dirait à vu de nez. Il prit une gorgée de la canette que lui tendit la belle demoiselle avant de la poser sur la table basse, remerciant la belle d'un petit sourire.

La soeur de Iuliana, Alma McGarden, travaillait en soirée et demandait à sa soeur de l'accompagner pour ne pas avoir de problèmes dans ce quartier mal fréquenté. Logique : deux femmes étaient plus difficiles à coincer qu'une seule d'entre elle se baladant seule. Mais un soir, la demoiselle fut fatiguée et sa souer accepta de partir seule ... pour ne jamais revenir. Pauvre fille. Savoir sa soeur mourir et se sentir fautive de ne pas l'avoir accompagné. Qui sait, elle aurait pu la défendre comme elle dit mais elle aurait très bien pu perdre la vie. Il s'approcha d'elle dans un moment d'hésitation et l'enlaça un peu, ressuyant les joues de celle ci.


'' N'ai pas honte. C'est normal de laisser couler ses larmes en parlant d'un passé aussi sombre. Dit toi que ta soeur n'aimerait pas te voir dans cet état là et qu'elle préfère te savoir en vie plutôt que morte en essayant de la défendre. Je sais bien de quoi je parle, j'ai perdu beaucoup de personnes qui m'étaient chers qui avaient cette idée du sacrifice pour les autres ... ''

On toqua à la porte. La demoiselle se leva pour ouvrir, laissant Vitto quelques instants seul avec Spik, le super gros doudou vivant de la demoiselle. Rigolant légèrement, il tendit sa main vers le chien, lui caressant la tête et jouant avec la truffe de celui ci. Bien marante cette truffe humide, c'est en tout cas plus sympathique à toucher que le crane d'un Xénomorphe. D'ailleurs, il espère que Yoanette leur a bien donné à manger sinon ça risque de faire un massacre à son retour à Chicago. La belle revient avec des sushis, plat typiquement japonais basé sur du poisson et du riz avec quelques garnitures supplémentaires. Cela fait si longtemps qu'il n'en avait pas mangé qu'il ne savait pas où donner de la tête, regardant toutes les sortes avec l'eau à la bouche. Alors qu'il s'apprêtait à sortir son porte feuille, histoire de payer, celle ci lui précisa qu'elle n'avait pas besoin de payer. Soupirant légèrement, il sortit tout de même un billet de cent dollar qu'il posa sur la table et sourit légèrement.

'' Considère cela comme un cadeau alors. Tu pourra t'offrir quelque chose de sympathique comme ça. Et je te souhaite aussi un bon appétit seignorita. ''

Il s'empara d'une paire de baguette et ... comme tout bon italien, foire dans ses nombreuses tentatives de se saisir du Maki, souhaitant le consommer aprés l'avoir trempé dans une sauce au soja qu'il affectionne tant. Enfin, dans le domaine du ridicule, on dirait bien que c'est sa soirée et, lorsqu'il arrive enfin à faire tenir l'aliment dans ses deux baguettes, celui ci retomba dans l'assiette en narguant le pauvre italien. Un peu énervé, il finit par se sentir frustré de ne pas savoir manger avec des baguettes. Rallant un peu, rouge de honte, il fixa la demoiselle avec une lègere mine boudeur.

'' Je peux manger avec mes doigts ? .... ''

Le parrain de la mafia italienne qui se doit de manger avec ses mains, comme un cochon pour rester poli car il ne sait pas se servir de baguettes. Voilà une scène cocasse à voir. Il retirer ses mitaines et les posa sur le canapé en attendant, regardant la demoiselle dans les yeux.

'' En tout cas, tu es charmante et tu ne dois pas avoir peur de parler de ton passé. Et j'apprécie beaucoup de passer cette soirée avec toi même si notre rencontre fut dans un endroit pas très original nous allons dire. ''
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MessageSujet: Re: À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]   Dim 10 Oct - 14:54

Iuliana loucha sur le billet de cent dollar qu'il venait de déposer sur la table basse. Elle fronça les sourcils et repoussa le billet en foudroyant l’italien du regard. Il était hors de question que son invité paie quoi que ce soit. Elle baissa les yeux sur son plat de sashimi, regrettant tout de même d'avoir des principes ridicules. Ses parents l'avaient trop bien élevé. Un invité était un invité, logique..., donc, Iuliana se devait d'être une hôte hors du commun. Sait on jamais, si l'italien veut revenir à Boston, il saura que chez elle, on est bien accueilli.
Et puis un cadeau, quel genre de cadeau? Elle avait déjà des montagnes de paires de chaussures qui était soigneusement rangées dans leur boîte respective, bien planqué dans le placard de l'entrée. D'ailleurs, elle marchait pieds nus chez elle. Enfin pour en revenir aux bottes, Iuliana avait une collection incroyable de bottes et bottines à talons géants, lui donnant dix centimètres de plus, qu'elle arborait fièrement dans les rues. Elle préférait ne pas penser à la superbe paire de bottes remarquée dans un magasin chic de Boston. Si elle y pensait trop, elle allait se jeter sur le billet et le fourrer dans son porte feuille.

Poussant un petit soupire, elle fourra son morceau de sashimi dans la bouche et le mastiqua lentement. Elle manqua de s'étouffer en explosant de rire. Vitto était en plein combat avec son maki et ses baguettes. Visiblement, les couverts et la nourriture s'étaient alliés contre lui, le narguant ouvertement. Ses baguettes étaient mal tenues et elles se croisaient constamment. Il n'arrivait pas a faire tenir le maki entre les deux morceaux de bois. Le pauvre italien la fixa avec une moue boudeuse qui la fit rougir. Non, non! Elle n'allait pas lui trouver un côté craquant. Il demanda à manger avec les doigts avant de retirer ses mitaines et de les poser sur le canapé. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il la complimenta. Le fait d'être trouvé charmante après avoir danser à demi nue et pleurer comme une gamine fragile, la fit rougir. La voilà qui perdait tout ses moyens. Ses baguettes glissèrent sur le morceau de sashimi qu'elle venait de cueillir dans le plat et le morceau de saumon fit un magnifique saut périlleux devant ses yeux, digne des plus grands gymnaste. Spik n'attendit pas le moindre signal pour se jeter sur le morceau de poisson cru qui venait d’atterrir sur la cuisse de la jeune femme. Fourrant son museau sur la nourriture, il l'engloutit d'un coup de langue et lança en regard envieux à sa maîtresse afin d'en avoir un second bout.

Iuliana sembla un instant en mode pause. Elle fixait Vitto, avec les joues couleur pivoine et le museau de son chien pratiquement collé dans son assiette. C'est d'ailleurs avec un étonnante dévotion que le chien n'attendit pas pour piquer deux trois morceaux de poisson, laissant à l'abandon les boulettes de riz nues. La jeune irlandaise sortie de son coma artificielle provoqué par trop d'émotion et fronça les sourcils en poussant son chien.


Non mais surtout ne te gêne pas Spik, sers toi dans mon assiette sans que je te le permette. T'es qu'un gros gourmand!! Tu vas encore dégobiller partout et c'est pas toi qui nettoie gros dégueulasse!!

Elle engueulait son chien comme une cinglée. Elle voulait surtout faire diversion sur l'étrange sentiment que venait de provoquer l'italien. Son coeur battait si fort qu'elle avait l'impression que sa poitrine allait exploser et que son organe viendrait s'écraser sur le sol. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine pour farfouiller dans ses placards.. Un bruit de couverts violentés émanait de la petite pièce et la jeune femme revint avec une fourchette dont le manche représentait le drapeau irlandais. Irlandaise jusqu'au bout la demoiselle. Elle déposa doucement la fourchette aux côtés de l'assiette de Vitto et se réinstalla par terre, devant sa propre assiette. Spik était partit faire le malheureux dans un coin du salon. Iulia lui jeta un bref regard et poussa un petit soupire en secouant la tête. Voir son chien faire son affamé alors qu'il avait une gamelle pleine l'agaçait profondément.
Elle leva le regard vers Vitto, toujours aussi gênée par des paroles douces qui résonnaient encore dans son esprit puis se racla la gorge. Elle ne savais plus comment s'adresser à lui. Elle s'imagina un instant demander conseil à sa défunte famille.
Son père lui aurait surement dit de virer ce trou-du-cul de son appartement et de ne plus jamais le revoir, sa mère aurait demandé conseil sur la coloration à faire pour obtenir un vert identique aux cheveux de l'italien et sa soeur lui aurait conseillé de faire attention, de se laisser guider par son coeur et que s'il lui faisait du mal, elle le découperait en rondelle, Parrain ou non. Elle se gratta le nez d'une main tremblante et sonda son coeur. Bah son coeur n'était pas le meilleur conseiller du monde. Il lui indiquait simplement de lui sauter dessus, de coucher avec et de passer à autre chose. Iuliana maudit son coeur et ses envies de célibataire endurcie en silence. Finalement, elle esquissa un petit sourire gêné et baissa la tête en la secouant.


Ton compliment me touche vraiment. Ca me change des hommes que je fréquente d'habitude. Et... J'ai pas peur de parler de mon passé, j'ai simplement pas envie qu'on me prenne en pitié...

Elle releva la tête en riant doucement et en roulant des yeux avant de fixer Vitto.

Tu sais, je veux pas entendre les gens s'apitoyer sur mon sort, ce qui m'est arrivé dans le passé c'est... le passé. J'essaie de vivre avec et de supporter l'absence de ma famille. Enfin, ils sont tout de même très présent dans mon coeur. Mais par moment, j'aimerais avoir quelqu'un sur qui compter en cas de besoin, une épaule pour pleurer, un numéro à appeler la nuit quand je fais un cauchemars. Hormis Spik, je n'ai personne. Les filles au boulot sont toutes des salopes qui ne font que coucher avec le patron pour avoir un meilleur salaire ou éviter certaines remontrances. Il ne faut pas croire que les filles qui font ce genre métier détestent ça. Au contraire, en général, elles aiment ça et ça leur fait plaisir de le faire. Sentir les regards des hommes sur soi peut parfois être agréable...

Elle percutant juste après, le poids de ses paroles. Elle venait tout simplement d'avouer à un inconnu, un peu moins inconnu à l'heure de leur repas japonais, qu'elle aimait son travail et que se trémousser nue devant des mâles en rûte lui faisait plaisir. Elle ne parlait pas réellement d'elle la dessus, mais si l'italien ne lui demandait pas une lap dance dans les prochaines seconde, c'est que sa mère avait fait un travail formidable sur l'éducation. Elle se racla la gorge et fourra un sushi dans sa bouche en se remémorant ses paroles. Mais qu'est ce qui lui avait prit de raconter des conneries pareilles? Il fallait qu'elle fasse rapidement diversion. Elle allait lui poser des questions sur lui, comme ça, elle cesserait de raconter des débilités. Elle était blonde et le montrait même dans ses paroles. Crétine...

Et sinon, assez parlé de moi. J'ai plus grand chose à dire, tu connais toute ma vie... Parlons un peu de toi!! Racontes moi, ton enfance, tes parents sont ils toujours en vie? Ensemble? As tu des frères? Des soeurs? Un chien? Rires. En quoi consiste ton rôle de Parrain? Mais surtout... Qu'est ce que tu fais à Boston?!

Voilà, tout un programme d'installer pour le jeune homme qui devrait y répondre puisque la demoiselle avait laissé la porte ouverte sur sa vie. Spik revint s'allonger contre Iuliana, posant sa tête sur sa cuisse. La jeune femme baissa les yeux sur son chien et se mit à lui gratter le haut du crâne avec douceur.
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À Boston, cette nuit là... [PV Vittorino Capone]

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